L'artiste russe Petro Wodkins remplace le célèbre bambin de Bruxelles par une statue de lui-même en train d'uriner. La maréchaussée ne va pas
tarder à arriver devant ce détournement du monument national belge. « la Belgique est un petit pays ennuyeux. Et Bruxelles est une ville ennuyeuse, remplie de touristes ennuyeux ». La
statue a été rapidement retirée et saisie par la police. L'artiste essaie de la récupérer.
Le Tumblr I'm Google est réalisé par l'artiste Dina Kelberman. Il propose un scroll dans l'univers
lié/délié de Google images. Entre inventaire à la Prévert et consonnances visuelles de formes, de masses et de couleurs. Le tout en un flux métaphorique de ressemblances et de
différences.Ainsi on passe des chapiteaux aux tentes, puis aux serres ; des lâchers de ballons aux châteaux de sable en passant par toutes sortes de rassemblements humains. Un trou dans le sable
devient un cratère. Les montagnes russes mènent à des taudis.
Cet étouridissement immersif, c'est Google, catalogue universel entre l'unicité de l'être et le néant de la profusion. Double écueil de la re-présentation des
choses dans leur étrange côtoiement.
Ce défilement vertical a-t-il une fin ? Je ne sais pas. Google est un Léviathan qui dévore le réel dans un appétit à la fois dyonisiaque et faustien de tout
reoproduire. Humain, bien trop humain.
Pour se faire photographier comme "œuvre d'art", c'est simple : il suffit de mettre une balle de ping pong dans sa bouche et de prendre des postures statuaires. Le
pigeon arrive. pardon, le visiteur et ce, jusqu'à ce que le service de sécurité soit alerté. Nos deux compères ont agi dans la Galerie Saatchi et la Tate Modern
à Londres.
Mais, du coup, cette performance est, elle aussi, de l'art. Du off in. Duchamp aurait sans doute apprécié.
Bataille d'experts pour connaître l'origine, justement, de ce visage qui aurait été découpé de cette toile si lacanienne du sexe qui, à défaut de parler, fait
couler beaucoup d'encre. Plutôt que d'analyser la toile elle-même, la prendre par derrière(sic), sous ce chatoyant triangle moussu. Retourner le tableau et se coltiner la fibre, le tissu, le
support, ce qui a préexisté à la peinture.
Certains ont remarqué le manque de cohérence dans la perspective en le regardant à
l'envers , d'autres ont pointé la minceur d'une analyse faite par un laboratoire privé, d'autres encore ont souligné la volonté de faire un scoop médiatique à tout prix, quitte à replier les
gaules (re sic) un peu plus tard.
Le fait est qu'à force d'intriguer, cette toile devient intrigante et donc le mal est fait de se poser à tout jamais cette question, plus cuisante que la
crudité de ce qui se montre, à savoir celle de l'identité. Qui est à l'origine ? Qui donc ?
Créée par Maentis, une jolie série de t-shirts autour de l'évolution. Le site
Variations autour de l'image célèbre "march of progress". Une nouvelle illustration sera réalisée
chaque jour pendant 99 jours. On n'arrête pas le progrès !
A Milan, au Hangar Biccoca, l'artiste argentin Thomas Ssraceno (site avec
photos) propose une petite balade sur des toiles en PVC transparent à 24 mètres d'altitude.
Cette application utilise la fonction vidéo de votre iPhone ou iPad pour transformer ce qui est viisé. Deux possibilités : soit c'est une œuvre répertoriée dans sa
bibliothèque et il suffit de la scanner pour obtenir le résultat, soit c'est un objet inconnu que le logiciel va tenter d'identifier pour le transformer.
Sans doute une façon innovante de découvrir les œuvres d'un musée grâce au smartphone. On peut imaginer d'autres fonctions que celles montrées dans la vidéo
ci-dessous, que ce soit de l'odre ludique ou didactique.