Un costume brillant, un surfeur élégant, la nuit à Tignes.
Vidéo filmée par Jacob Sutton sur les pentes de Tignes. Un costume en LED Artec et un pro de la glisse : William Hughes.
Ce film a été tourné en trois nuits par une température de -25°.
Un costume brillant, un surfeur élégant, la nuit à Tignes.
Vidéo filmée par Jacob Sutton sur les pentes de Tignes. Un costume en LED Artec et un pro de la glisse : William Hughes.
Ce film a été tourné en trois nuits par une température de -25°.
Occupy Valentines
Chabadabada. Deauville, les planches. Un été 70, la Ford Mustang sur la plage déserte d'un mois de février. Une grille pleine de cadenas regarde les vagues sous un vent gris. C'est la Saint Valentin. Cœurs gravés, enlacés, promesses d'amour éternelles, Aragon et Elsa. Le ciel peut attendre. Bain d'eau de roses aux serments amoureux. Les années y couleront, paisibles, d'un seul tenant, scellé.
C'est la Saint Valentin.
Et cette Drag Queen contre l'hypocrisie homophobe dans un clip coloré. Gay Pride. Chabadabada, la plage de sable rose. Et pourquoi pas ? Contre ces intolérances affichées d'un populisme étriqué qui pense être l'unique et seul nombril civilisationnel de ce monde, afficher sa différence.
zǝuıqoqɯǝɹ ɐdɯʎs zǝʎoS
Cet espoir, toujours déçu, de maîtriser le temps en en rebroussant les poils, en en remontant le courant, en en refaisant les choix antérieurs. Détricoter, désincarcérer ce que nous sommes devenus. Cette immense pelote de causes, la remonter, comme un saumon dans une rivière, et redevenir amibe, fœtus, poussière de Big Bang. Les machines à remonter le temps ne sont que des objets littéraires, proustiens. Des souvenirs qui, s'étiolant, vous constituent. L'âme, c'est l'oubli, le fleuve Léthé. Le paradoxe de cette vidéo est que, remontant le temps, elle le descend ; elle avance à reculons. Une rétrovision. Le décor qui s'amenuise d'instant en instant. On sourit de ce faux semblant de double sens. Car, en fait, le temps est insensé. On l'imagine comme un point se déplaçant sur une ligne mais ce n('est qu'une métaphore, un faux semblant. Le temps est immobile.
Love, etc...
Le 23 avril 2005 à 20h27, Yakov Lapitsky posta cette vidéo séminale intitulée "Me at the Zoo." C'est le zoo de San Diego en Californie.
Le monde vu par les ordinateurs : via La Boite Verte
Koyaanasqatsi 2.0
Signes, formes, logos, lignes, indicateurs, lecture optique du monde. L'informatique y installe une interface visuelle, un réseau, un maillage de signes automatiques, une surface sur la surface en un aller retour perpétuel de flux informatif. C'est un méta-monde en pilotage automatique consistant en un entrelacs de stuctures fractales. La dictature du soft se transforme en soft dicature. Cette vidéo se veut poétique comme un blues du modernisme, une prophétie de la mort de l'homme perdant son identité dans des réseaux gigogne qui l'enserrent en permanence d'une foultitude de liens impalpables. La trace est partout : caméras de surveillance, relais téléphoniques, connections internet, retraits d'argent, réservations, déplacements, repérage d'ADN. L'individu informatique n'est, au fond, que la résultante de ces multiples faisceaux muets qui traquent, vérifient, recoupent, archivent inlassablement.
Univers en expansion
Allez sur One Hour Per Second en français. Combien de temps tiendrez-vous ?
Banque d'images exponentielle, gouffre sans fond happeur de vidéos, YouTube est un monstre qui avale goulûment un infini Nyan
Cat visuel. Cette mémoire informelle va-t-elle devenir un vaste dépotoir ingérable, un terrain vague sans structure ? Combien d'yeux pour modérer, classer, répertorier ?
Trier le vrai du faux, le bon grain de l'ivraie ?
Beaucoup de vidéos de YouTube sont non identifiables, ce sont des vignettes qui s'intègrent dans un réseau, des items orphelins
dont l 'accumulation présentée ici fait frissonner. On pense à une décharge à ciel ouvert dans laquelle les internautes viendraient, à l'instar des décharges géantes des grandes villes du
tiers monde, glaner de temps à autre quelque pépite parmi un galetas d'immondices inutilisables.
Un gazouillis visuel comme ces milliers de tweets archivés, seconde par seconde, ces millions de photos téléchargées sur Flickr,
ces milliards de status Facebook. Cette ruche bourdonnante qui enfle, enfle donne le tournis. C'est un méta-monde, un non lieu d'ubiquité, un miroir de miroirs peu rassurant, du coup.
Le bruit assourdissant de cet espace infiniment virtuel m'effraie.
Une excellente vidéo, en anglais, mais assez facile à comprendre. On dit que les enfants sont faciles à manipuler, qu'ils réagissent à l'instant T et auront une réaction différente à l'instant T+1.
A la question réitérée "Qui préfères-tu ? Dad or Mum ?", cette petite fille répond invariablement : "Mum". Son papa va donc essayer de la manipuler pour que sa réponse diffère.
Mais...je n'en dis pas plus...Regardez bien jusqu'à la fin pour voir si votre théorie sur le discours des enfants est valide.
Bonne année 2012 !
Janvier : Robot. Un film indien aux effets spéciaux hallucinants et extravagants.
Février : Haïti. Stupeur et tremblement
Mars : les requins
Avril : Le chat qui joue au boneto
Mai : La fille et les guépards.
Juin : New York. Un carrefour, trois univers.
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