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Cités citées.

   
Museum
Modern Art Museum by dumpr.net
Elle m'a touché cette vidéo. Touchante. Ce poème improvisé. C'est en anglais, mais c'est facile à comprendre.
Un camescope, un peu de tendresse, un bouquet de fleurs, un arbre, de l'herbe, une bagnole. Même pas une Toyota. Aimerez-vous cette mini poésie filmée sans prétention ???


Mardi 5 février 2008
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il y a des moments de rien, pur paysage, mer verticale, nulle part d’où venir, flottaisons de silences, comme des notes, ceux-là où on se sent exister d’ennui, sans aucun souvenir, nul être perturbateur, sans désir précis, à fleur d’inconscience et tout paraît redevenir étrangement soi-même en un apaisement qu’on sait de courte durée, mais quand même…

Lundi 16 avril 2007
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Comme si rien n’était là
Que de brûlants naufrages
Dans les îles du monde
Ruisselantes d’ondées.
 
Comme si tout était là
Des mots qui saccagent
Toutes ces secondes
Nos villes inondées.
 
Comme si c’était ça
Qu’il faille qu’on surnage
A grands coups de sonde
Sur des fleuves figés.
 
Et comme ça tu passas
Riante dans ta cage
Ebouriffée et blonde
Dans mes yeux capturés.
 
Ce monde cessera d’exister
Mais jamais n’oublierai
Non jamais
Cette éternelle seconde
 
Qui a tout éclairé.

Mercredi 4 avril 2007
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Tout le monde fuit la réalité dans des vérités usuelles obscures.

Proust.


Dimanche 31 décembre 2006
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Tout au bout du ciel. (Pour Léa)
 
Ce matin,
J'étais tranquille j'étais assis
Nuage blanc, nuage gris,
Quand apparut un arc en ciel.
 
Et soudain,
La lumière m'inonda les yeux
Des flashs rouges, des flashs bleus
Qui brillaient tout au bout du ciel.
 
Et Là, de ce ciel bleu où tu vis
Qui du passé ressurgit
Est né un océan joli,
L'univers de Léa
Avec un coeur gros comme ça
Moi, je n'en reviens pas.
Là-bas tout au bout du ciel.
 
Les lumières
Dessinaient sur ton visage
Petite Léa, enfant sage
Des souvenirs en coloriage.
 
L'arc en ciel
Sur lequel tu étais assise
Allumait des couleurs exquises
Feu d'artifice presque iréél.
 
Je n'en reviens pas
Je n'en repars pas
De cet endroit secret
Situé tout au bout du ciel.
 
Et Léa
Dessinait toutes les couleurs
Nuages doux, nuages fleurs
Qui m'ont recouvert de bonheur.
 
J'ai envie
Maintenant de lui dire
Qu'enveloppé dans ses rires
J'ai repris le goût à la vie
Miroir heureux miroir joli.
 
Là-bas tout au bout du ciel
 

Dimanche 31 décembre 2006
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Comme les autres, On m'a placé ici
Comme les autres, J'attends le bon de sortie
Et comme les autres, Mon enfance défile
Comme les autres, A coup de réveil inutile

Comment faire pour les guider ?
Qu'ils me trouvent et viennent me chercher
Comment faire pour les aider ?
On a tant de choses à se donner

Et j'imagine un voyage, une rencontre
Une autre vie, Un autre nom
Et je rêve, De les voir elle et lui
Et je rêve, De les suivre loin d'ici

Comment faire pour les guider ?
Qu'ils me trouvent et viennent me chercher
Comment faire pour les aider ?
On a tant de choses à se donner
Et j'imagine un voyage, une rencontre
Qui m'emmènerai vers un nouveau monde
Deux visages, une maison
Une autre vie un autre nom

Comment faire pour les guider ?
Qu'ils me trouvent et viennent me chercher
Comment faire pour les aider ?
On a tant de choses à partager

Et j'imagine un voyage, une rencontre
Qui m'emmènerai vers un nouveau monde
Deux visages, une maison
Une autre vie un autre nom

Une autre vie un autre nom ...
cliquer sur l'image en haut.

Samedi 30 décembre 2006
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...............

Croire…dis tu.

 

 

 

Tu auras tes langueurs et des absences

Tes lumières et tes silences

Et des couleurs qui n’éclaireront que toi.

Toi.

Les oublis sans insistance

Fenêtres sans consistance

Et ces ombres au bout de tes doigts

Sans toi.

La fête étendue des potences

Les rivières de ton enfance

Des voleurs sont l’effroi

Pour toi

Ça n’en finit pas la souffrance

Partout en toi comme une danse

Et des musiques par endroits

Leur loi

Tu finiras comme on commence

Projetée vers un mur immense

Et des douleurs qui chemineront parfois

En toi

Des fleurs mêlées en leurs fragrances

Portraits anciens nourris par chance

Des cavernes sombres de ton émoi

Ta foi….

Mais ta solitude est sans science

Les clairs obscurs se balancent

Au creux des chemins du fond de toi

Toi

Il n'est de remède qu'apparence

Que tu cultives comme délivrance

C'est pourquoi tu n'as pas plus froid

Que moi.

Le silence...

 

Dimanche 26 novembre 2006
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Alcôve bizarre.
 
Je vis dans le secret
Entouré d’objets
Tous aussi beaux qu’illusoires.
Le lit défait,
Un poème anglais
Et je me retrouve dans le noir.
Ma vie est le reflet
D'un ciel étoilé
Sans aucune mémoire
Un crime parfait
D’hivers démasqués
Et de bruits de couloir.
Vous ne verrez jamais
Le lit refait
Sur mes énigmes dérisoires.
Odeurs et visages suffiront
A vous grandir
Sans plus jamais me voir. 
 
Enterré d’obscures clartés
Parmi lesquelles je jouais
Comme dans une foire.
 

Samedi 11 novembre 2006
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Une fleur morte.
 
 
C’est une histoire triste, peu glorieuse,
C’est un cri déchirant et une douleur vive,
Je m’enfonce dans la terre, du sable plein les oreilles.
C’est d’une fin de monde, d’un abandon
Lamentables et sans nom.
Des herbes folles vont courir sur moi
En silence
En absence
Le miroir gardera ses ténébreux secrets
Ouverts comme en dedans vers de mystérieux êtres.
Et je n’entends plus rien qu’une houle morcelée
En épars souvenirs tous aussi acérés
Ouverts, ébréchés et tranchants
Comme des fleurs offertes à un dément.
En partance
En errance
C’est une histoire de désolation et d’oubli
C’est une réponse factice à un soleil maudit
Je ne remonterai plus vers l’océan lointain
C’est un dieu qui se meut, là-bas, sur l’horizon
Qui se croit heureux d’être devenu sans nom
Comme on dit des pierres et aussi des poissons
En souffrance
En distance
Ainsi c’est une histoire dont je t’écris la fin
Pétales de noirceur, chagrins de feuilles
Enseveli comme l’ombre d’une foule morte
Au-dedans de moi-même j’ai effacé les portes.
Bloqué les issues des rêves d’antan
Verrouillé l’espoir d’une main alerte.
En pleurs, à l'encre noire,
Comme devant une fleur morte.
 
 
 

Mardi 7 novembre 2006
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Demariés.
Tout le long du chemin
J’entends un dernier glou glou
-« Il faut cesser de vivre. »
-« Je ne peux mourir sans vous. »
Déjà le vent se lève
Qui désenchante les bois.
 Pour mille et une raisons
 Nous voilà démariés.
 
Au soir illuminé
Entre les cornes de bœufs
Jeune fille s’en va
Dans sa pluie de flocons bleus
Vers le dernier ravin
Où s’aventurent les loups.
 
Sur son visage en pleurs
Je vois se finir la terre
Sa bonne âme grelotte
Sous le grésil et le gel
Quand reverrai-je un jour
L’aigle dans vos grands yeux 
Tous vos spectres lointains
Me donnent encore le frisson
Mais berger dans la plaine
Me semble un triste horizon
Tous les enfants s’ennuient
La pluie rit sur le chemin
 
Petit poisson d’avril
Nous allons manquer de pain
Les âmes sombres s’allument
Oui c’est la nuit qui s’en vient
Ame fraîche du vent
Rejoins mes rêves d’enfant
 
Jean Louis Murat pour un texte de cette
envergure, on te pardonne tes albume moyens.

Dimanche 5 novembre 2006
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