"Il reste toujours quelques chose de l'enfance, toujours." Marguerite Duras
Toy Story, Cars, BD, un joyeux mélange pour cette animation automobile.ébouriffée avec, en prime, des Schtroumpfs qui manifestent et se font écrabouiller à la
manière joyeuse de GTA, pas celle, triste des Mme Morano sur les grands boulevards médiatiques. Une reconstruction plus que folingue des petites voitures dont nous imitions le bruit des moteurs
et les crissements de pneus avant même de savoir parler. Le tout donne un joyeux bazard visuel débridé de Bad Boys, heu...Pardon, Bad Toys.
"La vérité c'est qu'il n'y a rien de tel qu'une bonne scène de destruction." Michael Bay qui, en l'occurence, est le réalisateur de Bad
Boys.
Rêver, écouter, attendre, trouver, aimer, respecter, avoir confiance, promettre, partager, apprécier, et finir. Quelques verbes
et leur illustration minimaliste et élégante. C'est intitulé « Tiny Story » : histoire minuscule, avec une grande âme. Un mouvement pour chaque verbe, une esquisse, frémissement
d'aile, un rien, une touche, un effleurement conceptuel. Le minimalisme, art de l'ellipse , bonsaï visuel qu'il faut épurer jusqu'à l'essence même de l'évocation. Regarder ailleurs pour
mieux voir ici, rêvasser avec un stylo dans la bouche en regardant les nuages. Rêver justement, et sa ribambelle de verbes couleur pastel, rêver, car le rêve est sans image aucune : il en
est la source.
Animation spaghetti avec tous les ingrédients du genre. Le Bon, la Brute, le croque-mort, le théâtre d'ombres, l'immensité vide, le duel, la
musique, la tragédie et...la mouche (qui ne rate jamais le coche) Et...j'allais oublier l'essentiel du genre : l'humour.
Déduction de cette vidéo en anglais : le Père Noël est une étrangeté métaphysique
Le vieux barbu, couleur Coca Cola, a un taf terrible. En une seule nuit, il doit dispatcher l'équivalent de trois cargos en passant
par des millions de cheminées à plus de 2 000 km/h. C'est bien pour ça qu'à partir de 5 ans, on commence à penser que ce boulot là est infaisable par un seul homme et que cela défie les lois les
plus élémentaires de la physique. Irrationnel, le Père Noël, improbable, donc inexistant.
Choisissez un des trois hérissons en cliquant dessus. Ensuite, une chanson. Hum hum... Il ne chante pas ? Recommencez. Un autre hérisson. Une autre
chanson. Vous alllez bien finir par y arriver !
La Terre est-elle ronde ? Il a bien fallu qu'un jour Galilée doute pour qu'on se rende à l'évidence, brisant ce qui est plus fort
que tout : la croyance. Il a fallu que l'Occident jette sa Bible aux oubliettes des calembredaines infantiles. L'évolution, de même. Le chemin est âpre à dégommer des dogmes. Maintenant, que
quelque attardés américains croient encore à Adam et Eve, cela fait sourire, ou pas.
L'éternel retour, c'est du pareil au même. C'est un dogme nietszchéen en opposition au dogme
comtien du progrès linéaire. Deux dogmes pour le prix d'un. Un pack de deux, c'est possible ? C'est ce que Kant nommait une antinomie de la raison. Soit le temps a un début et une fin, soit il
n'a ni début ni fin, ni queue ni tête. Comte : on va au progrès infini. Nietsche : on tourne en rond depuis la mort de Dieu. Les deux ont sans doute raison en même temps suivant le principe de
Heisenberg. Philo quantique (Kantique ? Cantique ?). Selon Kant, qui n'a jamais picolé, toute raison déraille dans l'ivresse de son propre délire. Amen. Ou peu amène, en fait.
La terre est donc devenue ronde à la fin du Moyen Age, car avant elle était plate. Mais bon, plate, elle peut redevenir.
Méfions-nous des dogmatiques avec leurs fatwa furibardes. La barbe ! Quant à l'avenir de nos illusions d'un temps longiligne ou spiralaire, c'est de l'ordre de la foutaise de bistro. Chose en
soi. Dieu s'est caché derrière le nuage de la non existence de peur qu'on subodore trop ses magouilles si déraisonnables.
Bon, au fond, pour vivre, soyons impossibles et demandons le raisonnable.
A croire que ce court est participatif tant il utilise de procédés différents. Le personnage passe d'univers en univers en une démarche gigogne qui
va le ramener au cadre initial. Oui, je sais, les gigognes n'en font qu'à leur tête.
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