Avec un titre pareil, sûr, je me retrouve en tête des requêtes Google :) Je ne suis pas le king du SEO, la science subtile du
référencement mais j'ose espérer ne pas être trop mauvais sur le créneau du dénichage de vidéos parce que dois vous avouer que j'y passe pas mal de temps. Du reste, c'est aussi un défaut parce
que débroussailler à longueur de journée dans un lacis incommode et fourmillant de youtuberies cacochymes fait qu'on tombe par trop facilement en extase devant telle ou telle vidéo qui, pour qui
ne l'a pas cherchée comme une pépite, paraît anodine. La relativité ! Donc, souvent, mes exercices d'admiration ne sont guère partagés pour qui fait sa balade quotidienne sur le web comme un
petit jogging désabusé et peinard.
Donc, cette vidéo présente, en justaposition, un individu qui marche, de film en film, progressant d'année en année. C'est un
explot de montage, un travail de fourmi à jointoyer ces rushes afin de donner ce sentiment d'une unité.
Le genre de vidéos que j'affectionne sur mon blog et qui donne le sourire. Un Rube Goldberg de, vous l'avez deviné, page turner. Un
page turner est, aux Etats Unis, un grand lecteur, un dévoreur de livres, de la chose écrite, en général. Des gens d'une érudition immense qui vous lisent tout Balzac en une nuit, "jusqu'aux
lueurs de l'aube" comme dit mon libraire.
Bon, tournons donc la page et différencions l'être humain de la nature. Selon Leibniz (notez bien que c'est l'homme le plus intelligent que la terre
ait jamais porté) la nature obtient un maximm d'effet grâce à un minimum de causes. L'être humain, et c'est le cas ici, c'est tout l'inverse : un maximum de stratagèmes pour un effet ridicule. On
appelle ça de l'humour et - vous pouvez me croire - c'est salvateur.
Suéder un film, c'est un dogma. Une Harry Cover. Une mise en abyme polichinelle faite de bouts de ficelles usés jusqu'à la corde. Un rire de geek
faciétieux aux films cucultes qui tapissent ses murs imaginaires de la piaule d'ado qu'il n'a jamais quittée, même en trip. C'est sans doute un rejeton de Andy Warhol et de John Waters, ce cinéma
underground américain des années 70 qui foudroyait les canons de Hollywood pour fonder un certain cinéma indépendant.
"Story: A lonely desk toy longs for escape from the dark confines of the office, so he takes a cross country road trip to the Pacific Coast in
the only way he can – using a toy car and Google Maps Street View.
All screen imagery was animated - there are no screen replacements."
1. Aurora Borealis Pass over the United States at Night 2. Aurora Borealis and eastern United States at Night 3. Aurora Australis from Madagascar to southwest of Australia 4. Aurora Australis south of Australia 5. Northwest coast of United States to Central South America at Night 6. Aurora Australis from the Southern to the Northern Pacific Ocean 7. Halfway around the World 8. Night Pass over Central Africa and the Middle East 9. Evening Pass over the Sahara Desert and the Middle East 10. Pass over Canada and Central United States at Night 11. Pass over Southern California to Hudson Bay 12. Islands in the Philippine Sea at Night 13. Pass over Eastern Asia to Philippine Sea and Guam 14. Views of the Mideast at Night 15. Night Pass over Mediterranean Sea 16. Aurora Borealis and the United States at Night 17. Aurora Australis over Indian Ocean 18. Eastern Europe to Southeastern Asia at Night
Un véritable travail de fourmi pour réaliser ce clip en stop motion. Des milliers de petits haricots colorés font une trame
mouvante derrière la chanteuse. Le procédé pour les placer (et les déplacer) est d'utiliser un vidéo projecteur.
Voir ce clip ne rend pas compte du travail colossal qu'il y a derrière Un petit coup d'œil au "behind the scène" qu'on traduit en
français (hahaha!) par "making of" est sidérant.
Il est inutile d'ajouter que la perle ultime de ce clip est cette chanson pop acidulée et légère.
Trois enfants anglais décrivent leur animal préféré : le cheval, la vache et le kangourou. L'illustrateur a pris soin de mettre en
dessin au pied de la lettre ces trois descriptions. Pas besoin de comprendre l'anglais pour savourer cette vidéo attendrissante. (en dessous : le manchot)
Un clip de dessins sur la buée qui s'animent. Etonnement d'enfant de graffiter sur les vitres de sa chambre, de la classe, des bus,
des trains. D'effacer aussi avec cette sensation légèrement désagréable d'humidité sur la paume de la main, sur les doigts. C'est éphémère et irréversible : la buée ne vient qu'une fois ; alors
pour reproduire le fragile étonnement de ces anti-dessins, il faut occuper l'espace, s'étendre, tagguer plusieurs vitres. Heureusement, on se lasse de ce petit bonheur d'un instant comme de tous
les petits bonheurs puérils qui tissent de micro poésie notre quotidien.
Une bien jolie vidéo italienne pour fêter les 20 ans du web avec le petit oiseau de Twitter à la fin qui vient souffler sur les bougies (en non
souffler les bougies) Une petite pépite en images de synthèse.
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