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société

Via un tweet de JM Apathie (vu dans le lournal Le Parisien

 

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 15:01
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Bande annonce. 

Chronique d'un panygérique annoncé

 

 

 

On trouvera ça un peu partout, à tous les horizons, ces estoquates sur une ex toquade. L'engouement a ses limites. Que dire de plus ? Cette bande annonce est estampillée Figaro, ça clarifie. On est donc dans l'épopée, la tapisserie de Bayeux, la propagande. Le cadre est donné, trop sans doute. Saute aux yeux dans cette bande annonce que les défauts du personnage sont caressés comme des qualités, que les seconds rôles sont trop peaufinés pour être vrais. Cette mise à distance qui se rapproche de trop est un discours amoureux. Une pochade. C'est à l'image du personnage dépeint à grands traits racoleurs : des grands traits racoleurs. La séduction est un aveu d'impuissance. Le charisme est un manque de séduction, justement. C'est un posthume trop grand pour un petit homme qui le narre de son vivant. On le juge sur le peu de distance et de vouloir voir ainsi trop près, la focale mentale ne se fait pas, hésite. Le clair devient flou. Vaticinent sur l'écran de fumée d'un film de commande tous ces héros que pacotille qui sentent trop leur Napoléon III. Je n'irai pas voir ce film, la bande annonce si peu finaude a déjà tout dit.

 


Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 20:31
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Angry Beards.

 


Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 10:58
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Le premier grand bouleversement du XXIème siècle.

via Boston.com

 

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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 17:38
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Infographie innovante.

L'évolution du monde en deux axes : l'espérance de vie et le salaire moyen

 

 

Une infographie didactique (pléonasme) de l'évolution du monde depuis 1 810, c'est à dire depuis l'éclosion du capitalisme. Cette mise en scène - même si le discours est en anglais - rend cette série statistique attrayante, voire fascinante. Teilhard de Chardin apprécierait : l'histoire semble avoir un sens en se dirigeant vers une homogénéité (la fameuse grosse flèche). Les "accidents", vus à cette échelle, semblent épiphénménaux, secondaires face à l'ascension massive des salaires et de la longévité. Auguste Comte aussi se régalerait d'un tel paradigme qui semble si évident, si clair, si jointoyé à sa notion de progrès linéaire.

Ceci, dit, au delà de l'habileté du procédé, cette vison simpliste de l'humanite, réduite à deux paramètres, montre tout de même l'émergence d'une classe moyenne partout dans le monde, avec un salaire confortable et une espérance de vie élevée. C'est simpliste, disais-je car totalement abstrait. Un cadre moyen chinois ou indien est difficilement comparable à un Américain. Ce n'est qu'une vision. Elle est vraie et elle est fausse tout à la fois, come toutes les visions.

 

Autres infographies : Gapminder world.


Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 10:59
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Une simple poignée de main qui clive deux mondes.



Un fait anecdotique, mais fortement symbolique, symptômatique. Obama va bers le bobby pour lui serrer la main comme d'un être humain à l'autre, sans réfléchir tant c'est naturel. Cela va de soi de dire bonjour à quelqu'un, quel qu'il fut. Le premier ministre anglais, étiquette oblige, se trouve là devant un dilemme qu'il a à résoudre en une demi-seconde : soit il serre la main à un sans grade devant lequel il passe tous les jours sans même le voir, une potiche insignifiante, soit, d'un seul coup, bravant la tradition aristocratique britannique, il joue le bon enfant et s'en va serrer la paluche d'un autre être humain. S'il choisit cette dernière option, tout bascule alors. Il aura méprisé cette loi non écrite qui fonde le politique : l'ignorance du subalterne en tant que tel.
Là où Obama voit un gars qui poireaute devant une porte, Brown ne voit qu'un bas relief décoratif. La différence entre les deux hommes politiques est immense. La rigidité anglaise face à l'aisance américaine. Une simple poignée de main suffit à distinguer deux univers.
Et ce bobby, bonnace, qui ose tendre la main à son premier ministre comme si c'était un pote, it is so shocking !

Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 10:35
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Septembre noir.



Les naïfs négationnistes semblent croire en une vérité une et indivisible, il semblent croire qu’il y a une vérité de l’histoire qui serait écrite quelque part, une fois pour toutes, et qu’il s’agirait simplement de dénicher. Parce qu’en fait, ils nient le réel, au fond. C’est un peu comme les adorateurs des soucoupes volantes qui eux ne volent pas bien haut avec leurs litanies de témoignages hallucinés et dûment prouvés. Rien ni personne ne leur en fera démordre. C’est le syndrome des envahisseurs (la série). Alors, ils ressassent éternellement toutes ces questions sans réponses comme devant un accident on refait sans cesse l’histoire en ce disant « ce n’est pas vrai. Si seulement j’étais parti quelques secondes plus tôt, ça ne se serait pas produit. ».

On leur cacherait la divine réalité vraie : en l’occurrence ce rapport qui éviterait d’ébruiter de fâcheux secrets. Ils cherchent le monstre dans l’armoire de leur enfance. Ils cherchent, en dévissant les garnitures du coffre fort, à en forcer l’entrée. Ce sont des chevaliers blancs qui attendent le règne du divin. Il doit y a voir UNE explication autre, sous le lacis des mensonges. Et le fait est que leur pseudo questionnement tient en mille arguties, en mille subtilités finement analysées, finement mascérees. Quelle candeur, au fond. Ce sont des exégètes qui attendent le messie proférant le sage parole.

Comme si, en cette affaire, il y avait une vérité autre…une sombre machination tectonique, souterraine, rampante, vicieuse : un ordre hyper calculateur qui maîtriserait le monde et ses accidents.

 

Et leur messie, ils l’on trouve. En France, c’est Bigard, porte drapeau de la justice citoyenne et qui, avec son bon sens plein le slip, vitupère, livre biblique en main, tel un ayatollah de pacotille à Hyde Parc Corner.  Il met toute sa gouailleuse misère populiste au service de cette chanson de geste : le 11 septembre cache le 10 où se sont ourdies, dans l’ombre, de sinistres alliances entre des filous de tous bords télécommandées par un Satan doué d’une force de prédiction et d’une ubiquités inouies.

C’est quand même faussement rationnel, tout ça : ça cache quelque chose.







Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 17:09
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Peut-on réellement rire de tout ?



Le site moqué ici est "make a wich foundation", site caritatif canadien qui jongle avec les bons sentiments dits "populaires" de la compassion. Exhausser les vœux d'enfants qui vont mourir, comme lancer une bouée à quelqu'un qui, de toute façon, va se noyer.
En marge, cet humour, plus que corrosif, incorrect et qui, sans doute, est hors du territoire à jamais indéfini de l'humour si tant est que sourire, c'est se moquer.
Je suis des deux : choqué et aussi intrigué. Choqué qu'on puissse ainsi faire l'espiègle devant le malheur absolu de parents brisés, anéantis par ces petits destins broyés par la vie. Et c'est indescriptible ça, insoutenable.
Il est vrai que des organismes de bon ton, avec des sites étourdissants d'opulence et des sentiments au kilomètre ont pris la chose en main, instrumentalisé le désarroi. C'est donc vers ces organismes que cet "humour" se dirige.
Mon cœur dit qu'on aurait pu s'en passer. Que ces rires surajoutés sont autant de coups de poignard dans un cerveau comme le mien.
Ma raison dit qu'on peut critiquer ces organismes avec d'autres armes, plus rationnelles ; ces sociétés qui sont comme des bouées factices, très médiatiques, très génératives de bénéfices et avec cette indéboulonnable impunité morale.
Ce n'est pas une raison.
Je ne souris pas. J'ai honte.
Si on peut rire de tout, entre copains, en privé ; sur la place publique, devant les victimes d'un drame assourdissant, on ne le peut pas.
C'est ma croyance.

Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 16:54
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Société écran



Plus de manette, le coprs comme simple interface. C'est sur écran, mais sans doute bientôt en réalité augmentée holographique. Interaction immédiate par scan, reconnaissance visuelle, sonore, gestuelle. Votre double invulnérable vous attend dans cette vidéo alléchante de Microsoft. Le jeu comme symbole du monde. Clone insensé du réel : la sensation sans la douleur dans un univers inteactif fantasmagorique. On n'en sortira plus, pareil à une toile d'Eischer, happés par ce vertiges des mondes parallèles. Ce ne sont même que des débuts, des balbutiements, des ébauches d'un monde rêvé où l'on ne demande qu'à s'endormir, d'une sommeil béat, infiniment ludique, insouciant.
S'endormir ?
Alors, en un deuxième temps, prenons un peu de recul. Je suis un défenseur du jeu vidéo en ce qu'il n'a quasi aucun effet sur notre vie. Parce que c'est un jeu. On peut tuer un million de types dans un jeu, voler des voitures, parfois tricher. Tout ceci ne nous rendra ni meilleur, ni même pire ! La lutte des affects est ailleurs, dans notre profondeur historique personnelle. Le jeu est inconséquent.
Et donc, si le jeu comme symbole du monde, cette vision futuriste du monde comme simple terrain de jeu, linéaire, débarassé de passions, anorexique de réel, si ce jeu-là, qui fait de nous un éternel enfant nous prenait un peu de notre âme ?
Le débat est ouvert. Mais, pour ma part, si les supports changent, voire se révolutionnent, le terrain du jeu ne sera jamais qu'un terrain, un endroit clos, au fond, absent aux lois de ce monde. Et dès lors que nous y entrons, comme en un lieu sacré, nous savons que nous y entrons, c'est-à-dire que nous avons à tout moment la posibilité d'en sortir. Sinon, la folie nous guette.

Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 16:29
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Une vidéo élégante pour un contexte qui l'est moins, comme quoi le malheur des uns fait la beauté des autres (voir les spots "papier glacé" d'Amnesty International ou de Reporters sans frontières). La Terre, ici modélisée, façon réalité augmentée, s'ensevelit progresivement sous une couette de nuages qui la réchauffent. Le décompte inexorable avant un effet de percolation, c'est-à-dire un seuil d'irréversibilité.

Plus un événement global se produit rapidement, plus il se rapproche de l'accident. Or, par nature, un accident est local. Quand il survient, la globalité de ce qui l'entoure en afface les traces. Mais un accident général est chose rare, c'est un mortel oxymore. La Terre en a peu connu qui a subi des variations sur le long terme. 

Merci à Erwan de beware-blog pour cette trouvaille.


Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 08:13
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