C'est récent. Nous venons d'apprendre que nos ressources sont limitées et que les énergies renouvelables ne sont pas si
simples à mettre en place, ont elles aussi un coût écologique, des limites.
Nous venons de nous rendre compte que la terre est limitée en ressources alimentaires. Naît un flux tendu de nourriture, un
flux tendu énergétique, un flux tendu politique qui en résulte....
Nous le savions, mais nous venons seulement de l'apprendre.
Et encore...
Les Etats auront du mal a endiguer ce marécageux flux spéculatif qu' a engendré le 20 ème siécle. Parce qu'il est la
résultante d'intérêts individuels. Dans le libéralisme, chacun vise son bien, et à court terme. Bien vivre. C'est pourquoi les flux financiers, comme une jungle galopante peuvent étouffer la
terre. Mon intérêt + ton intérêt + son intérêt ne se conjuguent pas. C'est un appel à une concurrence infinie.
Or, nous venons d'apprendre la finitude.
Finitude du stock alimentaire et énergétique.
Nous venons de l'apprendre, mais le fol libéralisme en est incapable, accaparé qu'il est à faire de petits profits et à les
faire se multiplier.
Il serait peut-être temps de mettre fin à cette jungle qui exponentellement, parce qu'elle ne pense qu'à s'engraisser, court à
notre perte.
J'avais posté une vidéo intitulée« La roue de l'infortune »où l'on voyait un gamin escalader et tomber d'une grande roue.
NikoNLR a trouvé cette vidéo qui raconte les faits.
L'enfant de 6 ans s'est introduit subrepticement pans un parc d'attraction en escaladant la clôture. Il a mis en route la grande roue et est monté dans une
nacelle. Puis, une idée lui a pris de changer de nacelle en escaladant. Pendant ce temps, en bas, ses copains le filment avec des téléphones portables. Il se tue en tombant sous les rires de
ces gosses, inconscients de ce qui est arrivé sur le coup.
Le problème est de savoir comment cette vidéo est-elle arrivée sur internet ...
L'idée est simple. Lorsque l'on laisse son ordi en pause, un écran de veille apparaît. Un joli paysage Windows par exemple. Idyllique ! Mais l'ordi consomme, lui. Bêtement, alors qu'il ne sert
plus à rien. L'idée est donc de mettre ces beaux paysages, oui mais qu'ils dépérissent. L'image devient alors un paysage de désolation.
Lesite officielproclame haut et fort que cela fonctionne sur 90% des employés qui éteignent
leur ordi à la fin du travail. Bilan optimiste. Comme toute image, elle frappe à court terme. Cela va marcher une ou deux fois. La prise de conscience d'un phénomène est généralement de très
courte durée.
Ce qu'il ne faut pas faire, il fait tout le contraire. Le climat se dérégule, le monstre beaufre qui vit en nous le dérégule.
Bémol : nous attaquons les 4X4 mais nous roulons en voiture ; nous adhérons aux idées écolos mais nous consommons des tonnes d'emballages ; nous gueulons contre les pollueurs que nous sommes
devenus.
Rien qu'en ragardant cette page internet vous brûlez de l'électricité. On dit que une vie sur Second Life correspond à une dépense d'énergie identique à la journée d'un Brésilien. On dit qu'une
simple recherche sur le moteur Google correspond à l'utilisation de 4 heures d'une ampoule à faible consommation.
Ce mec sur cette vidéo et qui fait rire tellement il est scandaleux, c'est nous, non ?
Facile, me direz-vous. Alors rions de cette galégeade. Et continuons de polluer en vociférant à qui mieux mieux contre des décideurs aux abonnés absents.
Chacun a ses raisons. Revoyez le film « La règle du jeu » de Renoir. Tous nos actes sont déterminés. La société est le leurre créé par ces milliers d'actions, rationnelles ou
pas, pensées ou pas, violentes ou pas etc...
Ce petit film agit sur une image mentale (pléonasme), celle de la place Tien An Men, avec ce type placé devant une colonne de chars. L'individu devant le rouleau compresseur
étatique.
Retournons les symboles et pensons le pilote dans le char. On n'y voit plus alors qu'un face à face, car ce mec est seul aussi.
Peut-être comprend-on ici, grâce à cette petite vidéo, que toute image fortement symbolique est creuse. Notre imagination, preste à tous les raccourcis racoleurs, la bidonne. Cette
colonne de chars est le leurre. Seuls, deux mecs s'affrontent. Chacun a ses raisons, son histoire, ses objectifs. Chacun doit agir dans l'instant de son histoire personnelle.
Qu'est devenu le chauffeur de ce char, cet inconnu, peut-être aussi héroïque dans sa solitude que l'autre ? Peut-être...
Voilà qui est à la mode : ne pas serrer la main du président. Bon, cette fois-ci, c’est une jeune fille qui boude, elle tourne le dos à notre
cher serreur de paluches : elle boude.
C’est un symbole.
Serrer une main est perçu comme une marque d’accord plus qu’un signe de politesse.
M. Sarkozy mélange les deux.
A M Sarkozy, tout le monde veut bien serrer la main, c’est un citoyen comme un autre.
Au président, on peut refuser ce salut comme marque d’opposition. Je vous respecte mais ne vous tends pas une minine
confiante.
Ne mélangez pas tout, Mr le président, et ne prenez pas ce ton obséquieux avec cette jeune fille qui est digne d’une Cécilia, digne et
polie.
Son discours, c’est son refus de tendre une main reconnaissante. Entendez-le.
Cette fille n’est pas une « conne », loin de là. Ne la méprisez pas.
Elle vous signifie que vous, vous avez été –légèrement- impoli avec le peuple qui vous a élu.
Ces deux policiers suivent une voiture conduite par une femme. Celle-ci commet plusieurs infractions successives dont un excès de vitesse.
La conductrice est appréhendée mais cela va se passer de manière agitée. cette femme se comportera de façon hystérique.
(Lisez les sous titres !!)
Cette analyse du JT de dimanche à France 2 est édifiante.
Les journalistes racontent n'importe quoi, sans aucune source.
Cette info évoque le suicide de 140 jeunes japonais .
C'est scandaleux.
Regardez ce reportage qui remonte à la source ce hoax.
Une scène de rue banale à Baltimore. Quelques jeunes ados font du skate sur une esplanade. Survient un flic, pardon… un officier. La rudesse
va s’installer. L’ado va le prendre par …la façon adolescente de se révolter contre la société et de se mettre en valeur devant sa tribu. Le flic « outragé » va jouer le rôle du père
fouettard en colère.
L’ado va le traiter de « dude », mec. C’est de la provok.
Le flic va montrer une morgue violente. C’est de la provok.
Ces jeunes ne sont pas des voyous, juste des jeunes qui n’ont pas le sens du respect. Peut-être. Ils glandent, ne font rien de mal. Surgit le
symbole du père, de ce contre quoi il faut se révolter pour exister. Facile.
Tout est symbolique dans cette scène jouée à l’infini. Donc tout est réel au-delà de ce que l’on peut voir ou entendre.
Débat : on peut dire ce qu’on veut sur ce qui se passe ici. Justement, on peut dire ce qu’on veut. Etre du côté du jeune qui s’oppose à
une figure rogue du pouvoir. Etre du côté de l’officier qui estime que ce jeune n’a pas reçu assez de coups de pieds aux fesses de la part de ses parents.
Blablabla…
En tout cas, le flic se calme bien à la fin. Les ados aussi. Les symboles ont ceci de fort qu’ils nous renvoient à notre propre solitude, à
notre incapacité à communiquer autrement qu’en étant à mille pour cent sûr de ce qu’on dit. Et de ce qu’on croit être en disant.
Dire dire.