1- "J'ai lu et j'accepte les conditions d'utilisation."
2- " Je certifie avoir plus de 18 ans. "
Un clic, un mensonge. Confession intime. Apple tient le corde en la matière en modifiant sans cesse l'enchevêtrement de ses conditions. Mais qui a lu les CGU (conditions générales d'utilisation) de Facebook ? Si...si...tout en bas de la page. Ces maelströms juridiques changent tout le temps et seuls les experts judiciaires (et encore) savent les lire. Donc mensonge par paresse. On signe d'un clic une montagne de textes sans se poser de questions. L'autre mensonge, ce sont ces sites « adultes » qu'il suffit de dévoiler d'un clic. Plus de 18 ans. Qui va dire moins chez les ados ? Et quel parent pour vérifier, quel filtre improbable en guise de pare feu moral ?
Sur internet, craché, juré, signé, cliqué, promis et les portes s'ouvrent docilement.
(Merci Yenos pour le mensonge n°2 ^^)
Nimble, un concept de lecture en réseaux.
Des craquements dans l'unvers des éditeurs occasionnés par l'arrivée, à pas feutrés en France, du livre numérique. Le livre papier, s'il perdurera, se fera rare comme le disque. L'imprimerie n'aura duré que l'espace de quelques siècles dans l'histoire de l'écrit. Si le livre est éternel, on s'en doute, ne disparaîtra jamais ; la lecture, elle se fondra dans de nouvelles attitudes. Cette vidéo nous montre une approche de ce qui nous attend dans un futur proche. Disparition du support, mise à disposition instantanée d'archives, partage immédiat par une connection avec l'immense banque de données qu'est le net. Les modes de lectures sont ainsi appelés à se diversifier et le livre, en tant qu'objet fini, nomade écrite, s'ouvrira sur des réseaux de communications instantanés.
Ces innovations ne sont pas incompatibles avec une lecture plaisir qui consiste à s'immerger dans un roman, à tourner ses pages avec délice. Et aussi ces moments de recherche dans une librairie, à farfouiller dans un océan d'œuvres. Jamais le numérique ne remplacera une bonne bibilothèque qui façonne plus votre image (pour ma part) que ce faux mur Facebook. Il est une alternative à d'autre formes innovantes d'approche de l'écrit.
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Une vidéo édifiante
Efface Book
Vous êtes un nuage informatif. Tout ce que vous postez, tout ce qu'on poste sur vous, se trouve pris dans ses rets. C'est comme une sorte de 1984 librement accepté, un emprisonnement volontaire. Vous êtes pris dans le maillage de ce filet informatif qui, dit-on, n'est que potentiel. Tout, même vos heures et fréquences de connection, les lieux de vos log ins, heure par heure, minute par minute. Le moindre faux pas reste ineffaçable, gravé dans cette idéntité virtuelle. Le nuage en forme de stratus peut à tout moment se transformer en cumulus noir et menaçant.
Facebook gèle ce que vous êtes dans une mémoire gourmande et inlassable. Big Brother vous followe...
Pour moi, Informatique et Liberté est mille fois plus important qu'Hadopi. Plutôt que légiférer vainement sur le téléchargement (qui trouvera toujours des intersitces ou s'immiscer), protéger le citoyen de l'hégémonie informative des grands consortiums tels Facebook et Google.
Le gars est parti de ce calcul là (billet en anglais) à savoir qu'un Kindle rempli à 4 gigas pèse 0,00000000000000001 g.
Puis, par une improbable formule magique, il a mis un coefficient en chiffrant l'internet mondial. C'est un peu comme ces farfelus qui tentent de peser la masse de l'âme dans un corps humain. C'est de la gadgétologie mathématique. C'est sûr que, par exemple, un mot imprimé pèse plus par sa masse en encre que ces mots sur l'écran de l'ordinateur qui ne sont qu'un balayage électronique d'ondes. Il y a effectivement un poids d'encre alors qu'il n'y a que des modifications de l'écran. Quant à calculer une masse électronique et s'étonner qu'elle aie un poids, c'est du pur virtuel, en l'occurence. Autant, l'encre, on peut l'accumuler, autant ces flux d'électrons sont à jamais trop épars pour qu'on puisse les mettre dans sur un quelconque support.
Donc, ce type ramène sa fraise (sic) avec ses 50 grammes qui n'existent seulement pas. Il calcule qu'un e-mail correspond à 8 000 000 000 d'électrons. Ce qui est bizarre, c'est que quand je télécharge cet e-mail, il est à la fois encore sur le serveur qui l'héberge et sur mon ordi. Cette simple opération de consultation l'aura multiplié (par la grâce de Dieu) de deux fois son poids. Si je le transfère, il sera encore multiplié. D'où viendrait cette "masse" en plus ? Mystère. Ma fraise serait donc exponentielle, au niveau nano. C'est une sorte de problème einsteinien d'ondes et de corpuscules alourdi, si je puis dire, du principe d'incertitude d'Heisenberg : une information est tour à tour un item et un flux. Si je peux peser (mentalement) l'item, je perds sa deuxième face : sa circulation. Si je prends en compte son flux diffracté sur la toile, je perds sa localisation, son poids.
L'omniTouch et les prédictions de Microsoft
Rappelons-nous les premières caméras vidéo, dans les années 70, qui pesaient 15 kilos, parce qu'il fallait se promener avec un magnétoscope de salon en bandoulière tout en tenant une grosse caméra munie d'une batterie très lourde. Il fallait être deux pour filmer. On obtenait une image instable en noir et blanc qu'il fallait monter comme un film avec des...ciseaux.
L'omniTouch avec son encombrement m'y fait penser. Avoir un vidéo projecteur interactif perché sur une épaule comme un gros oiseau incongru ne vous fera pas passer inaperçu en ville. La miniaturisation du procédé va suivre, sans doute, le rendant universel et facile à manipuler. Le but ? L'absence de support, d'écran. Le nomadisme croisé avec la réalité augmentée. L'univers qui nous entoure va être rempli de signes, de fakes, d'objets irréels ; une véritable construction cérébrale. C'est l'œil de Terminator prolongé des manipulations de Minority Rport.
Le futur selon Microsoft joue aussi sur cette contextualité réel/virtuel avec un monde biface vécu comme un organigramme. Le support devient flexible, mobile et nomade. Chaque action passe par cette interface omniprésente et fluide. C'est à peine une projection, à l'époque des smartphones et des tablettes tactiles. L'information va être "cloudée" : absente mais omniprésente en un métissage de supports qui tend à l'immatérialité. Ce qui compte ici n'est pas l'item informatif mais ses modalités de basculement et de partage à l'infini.
Le mème et l'autre
L'internet est une soif de reconnaissance, c'est un désert infini et peuplé, une agora sans murs, une cascade qui n'a pas de chute, un jour sans fin, ni début. D'où les mémes, les récurences, les bouts de chocolat dans le cookie. Urlesque, un site phare (influent ?) compile dans cette vidéo les fantômes viraux qui peuplent les médias sociaux et qu'on appelllera la culture geek, de celle qui partage et partage encore en gigogne des signes qui ne renvoient qu'à eux-mêmes. Mémes. (wikipedia), éléments culturels reconnaissables. Beaucoup de ce qui existe dans cet univers, ne l'est que parce qu'il est décontextualisé, fragmenté, minimalisé. Les mèmes sont autant de visages accrochés sur les murs d'un musée virtuel, une mémoire brouillonne et pourtant très codée faite de vidéogrammes récurrents.
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