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Zack et le tyrannosaure

Deux millions d'années avant JC

 

  

 

Une peur d'enfant

 

Avant d'avoir intériorisé le concept de super héros comme un rempart aux mille hostilités du monde,

nous étions démunis devant d'étranges rencontres, telle celle que fait ici le petit Zack. Pris au dépourvu devant ce tyrannosaure, il n'a que sa rapidité à détaler dans l'autre sens pour éviter de se faire croquer Quelle idée aussi de camper un tel monstre dans un parc a priori bien tranquille, de le sortir de son livre d'images, de l'extirper d'on ne sait quel univers parallèle. Le surgissement immobile mais impromptu d'une telle apparition flanque une peur bleue à ce bambin.

La distance apparaît avec les histoires, la lecture, les images. La constitution mentale d'un bestiaire imaginaire va dessiner le chemin entre toutes les frayeurs possibles, d'une accoutumance au réel et à ce qu'il peut secréter d'incongruités, de surréel. Une grille interprétative va s'élaborer qui tempérera toute attitude en fonction du danger.

Zack n'a pas les éléments de lecture qui défocaliseraient l'imaginaire du réel. Ou, à l'inverse, son monde est une histoire, un RPG dans lequel il n'a pas le niveau de maturité requis pour affronter de tels monstres. L'un ou l'autre ou encore les deux entremêlés. Son imaginaire, c'est le réel. Il est peuplé d'évitements, de fuites. Surgisse un monstre, son incapacité à l'affronter conceptuellement avec des items connus lui fait battre retraite, et fissa. En général, les boss, on ne les affronte qu'en fin de niveau, après un cheminement de type storytelling qui, s'il est linéarisé dans les histoires et le jeux vidéo, est accidentel dans la vie. Courage fuyons devant cette erreur du scénario.

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