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vincentdidier

Le désordre du discours

Entre hommage et désert

(lignes de fracture)

 


C'est fou comme les gens se ressemblent ; ils sont tous sympathiques en fait. A l'abord, fractals, dupliqués. On est environnés de sourires. C'est cocagne.
Je pensais ça, avant.
Plus maintenant.
Du coup, j'ai grandi, moi qui suis si naïf. Pof, coup de pied de l'âne.
Je suis fracturé entre mon rousseauisme béat, héritage hippie, maison bleue et un nihilisme guerrier comme une déclinologie de l'âme.
Chacun a ses raisons, comme le clamait Renoir, le cinéaste. La plus forte pente en général, la plus aisée, celle des propensions, des évidences, des alibis et des jugements hâtifs et plaisants. Chacun est le fruit de la structure qu'il a créée et dans laquelle il s'insère si bien.  (créée, 3 « e », ce mot est hors norme, étrange, attracteur) Dès qu'une plus forte pente s'offre : directe cascade. Ça fait de la mousse, ça impressionne, ça en jette, de l'eau. Son et lumière assurés. Ça semble couler de source. Ce n'est en fait qu'une résurgence de la justice mais qui vient d'un trou noir, d'une béance : la passion, de celle qui est de l'ordre du discours.  Discours de pouvoirs qui stratifie toute société.
Fin de parenthèse : les gens ne se ressemblent pas. Et c'est heureux. Car, comme des pépites de chocolat dans un cookie, il y a les Justes.
Peu importe les conséquences de leur action, même si leurs chemins ne semblent mener nulle part, leur inaltérable sens moral fait que tous les gens ne se ressemblent pas car il est assez difficile d'être à leur hauteur.

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