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L'iPad vu sous deux angles

La danse des doigts



Caresser l'écran, toucher ; c'est un ballet de nouveaux gestes. On a peu l'occasion  de lisser ainsi les doigts. C'est  ancestral de palper ce qui est inconnu. Ce geste se transforme en gestuelle, une danse des doigts. Visuellement, la course des doigts : pouce, index, ensemble de la main, est une véritable micro chorégraphie. Un bonheur, comme ici. Plus la surface s'agrandit, plus la main s'étale, plus l'amplitude devient un ballet éloquent. Patinage sur verre. Apparaît ainsi une grâce inédite de la technologie. Les geeks caressent Apple qui se passe d'eux. Objet d'abord totémique et qui en est devenu magique. Steve Jobs est un gourou, quelqu'un qui a chorégraphié le quotidien. Observez une personne qui, amoureusement, caresse son iPone, ele s'y fond en une osmose doigtée : c'est un artiste qui s'ignore qui peint sur sa toile invisible des mouvements fluides, qui dessine sans heurts.

La danse des voix.




L'iPad est-il un gros iPhone ou bien l'inverse ? C'est la porte touverte à toutes le moqueries potaches, comme ici.
En France l'iPad évoque l'EPAD, un souvenir récent de notre bananière république qui met au pouvoir des gens qui pensent y être de droit divin et qui abusent en nous désabusant.
 Apple a créé une inutilité essentielle, un objet fétiche qui sacrifie la forme au fond, un ordinateur intuitif, sans aspérité, qu'on caresse avec la volupté du prix qu'on y a mis et qui constitue l'essentiel de sa valeur : un média social.
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