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Je, tu, île

La tentation de l'île.

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L’île au trésor, celle de Robinson, de la série Lost, Fort Boyard, notre imaginaire est peuplé d’un archipel, parsemé d’îles comme les ocelles sur la queue déployée d’un paon.  Cette photo d’une île du Japon fascine. Un micro monde s’offre ici, une entité, une identité. Une image d’exil aussi. Nous sommes sans doute issus d’une Pangée micro cosmique, un lieu unique d’avant la diffraction des continents. Une île entourée d’un immense océan à l’image de la terre, petit havre au milieu de l’univers. Une monade.
Au milieu du lac Titicaca, des pêcheurs vivent sur des îles flottantes, des tressages de bambous arrimés à des pieux. Là, sur chaque îlot, cohabitent 3 ou 4 familles, au milieu des tempêtes dans des maisons en papyrus d’un autre âge. Un archipel de dizaines de ces villages flottants parsème curieusement  ce lac d’altitude aux eaux glacées. Les habitants vivent de pêche et de tissage et, récemment, du tourisme. Tôt ou tard, la modernité va en faire des gnomons factices peuplés de figurants pittoresques. Par l’image du touriste se profile la figure du citadin moderne qui redoute de morcèlement et sa solitude.
D’autres îles sont désertes, comme les Galapagos, peuplées de milliers d’oiseaux, recouvertes de la glu blanche de leur guano. Inhospitalières et fières de solitude solaire et ventée. Réserves naturelles protégés par les figures ancestrales des chandeliers Maya. Protégées aussi par notre questionnement du passé, de celui d’avant l’humanité, de cette intrigante passion de nos origines et sanctuarise de tels lieux dits vierges.
Et puis ces îles infestées de touristes en leur infini désir de se fondre dans l’hédonisme d’un insoucieux paradis abstrait : mer, plage, soleil où ils enseveliraient tout leur être en un temps onctueux de pureté factice. Ici reposent…

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