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vincentdidier

Intelligence Service.

Ce qu’il faut faire, pour avoir l’air intelligent ! Un réel travail de journaliste, tenir un blog, ou d’épicier, si vous voulez. Glaner, fureter, guetter, paparazzer, écriturer, triturer, mettre en page, mettre en nage, mettre en rage. C’est épuisant sur la longueur comme s’il s’agissait d’envoyer en série et quotidiennement un lot énorme de bouteilles à la mer. J’ai mal au bras, à force. Et puis d’écrire les petits mots dans les bouteilles, n’en parlons même pas. Les bouchonner. Usine à gaz.com. Tout ça pour rien, en plus. Pour rien d’autre que faire son malin et –c’est bien ce que je disais- avoir l’air intelligent. Mais en fin de compte, j’ai plutôt l’impression d’être plutôt bébête avec tout ce binz. Je ne me portais pas plus mal avant. Vous me direz : pareil pour le portable, le PC, la télévision, la bagnole, le pinard et tout le reste. N’empêche. Vous ne m’ôterez pas de l’idée que je fais le singe savant à bretter de la sorte. Comme un bousier qui fait rouler sa crotte pour que sa dulcinée puisse y pondre. Ma crotte, c’est mon blog. Ma dulcinée, c’est vous. Vous ne l’auriez pas deviné, hein ? ça va, elle est bien ronde, ma bouse ? Je la traîne dans le sable de mes loisirs pour vos beaux œufs depuis 6 mois. Et j’ai mal au crâne. Ne me dites pas que d’avoir un mal de tête est prémonitoire d’une augmentation d’intelligence. Un con primé vaut toujours mieux qu’un comprimé.
Je regarde au loin les petites bouteilles emportées vers je ne sais où par les vagues et les flux, mes petites textes me quitter : petits rouleaux dans le grand monde marin de l’internet. O débit, suspend ton vol. Ou bien, pour filer la deuxième métaphore du jour, ma petite bouse déchiquetée par une hargneuse colonie de fourmis bloguivores. Les pires. J’ai donc mon air intelligent du dimanche. C’est plutôt tendance Mouroir de Mère Thérésa ma requête en intelligence. Il va falloir que je revoie ma copie. Retourner au garage. Repartir à zéro réseau.
Je me rassure en me disant que mon temps n’est pas totalement anéanti dans la perte : il faut un minimum de sagacité pour paraître. Comme les Dupont qui tournent indéfiniment dans le désert à bord de leur Jeep, retrouvant sans cesse leurs traces de roues, je déplace ma bouse, je jette mes petites bouteilles, je crie, je cherche, trie, vocifère, élucubre, vilipende, éructe, canicule…Vous allez bien finir par croire que je le suis, intelligent. Allez ! soyez indulgent, pour une fois !
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