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vincentdidier

Inter (pas) net.

Lien vers le site ici.

Se poser des questions sur la profusion médiatique actuelle, sa rapidité et sa facilité d’accès, la multiplication des supports et l’impossible tâche de surveillance des parents. On a longtemps glosé sur l’impact des jeux vidéo ou des séries voire des journaux télévisés sur les cerveaux enfantins. Notre siècle aborde une situation inédite de la confrontation de l’enfance et de l’adolescence au sexe et à la violence.
A l’heure qu’il est nos petits bouts auront tous vu des images érotiques ou même pornographiques. Il ne faut pas être dupe là-dessus. Il ne s’agit plus de canaliser cela, c’est devenu totalement impossible. Tout court sur les portables et internet. Nous en avons vu mille fois moins qu’eux. Nous n’avions pas accès aux banques de données gigantesques et instantanées. Nous avions une vie de quartier ou de village. L’image était adventice. Elle devient pérenne dans son flux.
L’enfant, seul dans sa chambre, accède aux mille déviances des sites internet, même par inadvertance. Il communique des vidéos, même à l’école, via les portables. Les images de sexe sont devenues banales. Les représentations ont basculé. La rareté du secret est devenue foule d’expositions. Le vocabulaire enfantin actuel en est aussi un symptôme qui est truffé des grossièretés.
Que faut-il faire ? Interdire est vain, inutile, impossible. Savoir que déjà, à mon humble avis l’image n’influence personne. Du moins quand elle est anarchique, inorganisée. L’enfant qui aura vu des images pornographiques n’est pas un futur pervers. Il l’est bien assez déjà, dixit Freud. L’enfant qui aura partagé des fichiers violents ne sera pas pour autant non plus un casseur.
Ce sont les mentalités qui vont changer par rapport à cette invasion iconique, pas les actes ni même les connaissances. Regardez la vidéo de Beasty boy et en regard celle de Booger boy. La réalité, c’est Booger, bien sûr. Les doigts dans le nez !!! Beasty a vu une sodomisation de mouton. Il y a plusieurs millions de Beasty qui pourraient voir cela, seuls devant leur écran, leur portable, leur DVD. Mais son attitude va être celle de Booger, se décrotter le nez de manière blasée lors de la seconde vision du film.
Les mentalités changent en ce sens que ce que nous appelions le réel, c’est maintanant au travers du spectre de l’image qu’il va être décodé. D’où l’immense tâche de l’éducation –de l’école- d’aborder ce problème. On en est loin malheureusement.
 
 
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