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Volutes de contemplation.

image hébergée par photomaniak.com

Nos vies. Ha ! nos vies. Nous y sommes comme dans nos chaussures, dans nos vêtements. Les rares moments de vertige nous les font entr'apercevoir, nos vies. Quand nous sommes bien, nous ne devinons rien. Nous ne savons rien de la caverne noire qui nous entoure. Nous sommes exemplaires d'indifférence. Même la mort des autres ne nous touche pas...ou si peu. Nous sommes les dieux de nos indifférences. Tous nos basculements sont faux, frelatés. La philosophie de comptoir, la psychologie de bazar. Nous avons depuis longtemps oublié que nous sommes au monde. Depuis que nous sommes nés; peut-être même. Cet éternel fleuve Léthé qui coule en nous. Notre océan Pacifique de journées banales. Tout nous satisfait, même la mélancolie, le désespoir.

Croyons-nous que nous avançons ? Nous sommes ancrés dans nos maux, encrés de nos mots.image hébergée par photomaniak.com

Et quand bien même et à quoi bon les vertiges si c'est pour paresser de nouveau dans nos salvatrices léthargies animales.

Alors, nous contemplons. Nos distances nous rapprochent. L'art n'est pas l'être. L'art est l'humaine façon d'éviter l'être. C'est un réconfort dérangeant. C'est un basculement perpétuel d'une indifférence à l'autre.

Il est insaisissable. Toujours avant, toujours après ; toujours trop tôt, toujours trop tard. Jamais nous ne le saisirons. Et c'est ce désaisissement qui nous fait vivre, au fond...

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