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vincentdidier

Contours du jour qui vient.

 
Léonora Miano.
Contours du jour qui vient.
 
 
Indigestement essentiel, faussement africain, lourd et pâteux, faussement philosophique. Quand on a dix-huit ans, on touche au sublime en lisant cette bouillie un peu longuette.
Faux pays, fausses scènes déroutantes, fausse écriture, faux semblant de fin. J'avoue que franchement j'ai eu du mal à digérer la grosse pâte littéraire de notre auteure africaine couronnée par les lycéens.
Cela commence par une innommable scène de torture d'une petite fille africaine, rejetée par sa mère. Insoutenable. Réaliste, peut-être, je ne dis pas le contraire. Peut-être la partie du livre la plus lisible.
Le reste sombre dans un grossâtre monologue sur toutes les misères des orphelines africaines. Et là, tout est faux. Parti pris de créer un pays et une ville imaginaires qui pourraient s'appeler Cameroun. Des personnages inexistants ont peine à nager dans ce pudding narratif qui puisse ses forces dans le misérabilisme à rallonge.
C'est une litanie de phrases contre la mère rejetée, répudiée, castratrice de vie. C'est monotone, monocorde. On en a vite marre de ce style pseudo philosophique. On est à mille lieues d'Annie Ernaux. Un peu de sobriété aurait peut-être éclairci l'affaire.
Sans parler des retrouvailles de fin qui sont d'écoeurement.
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