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vincentdidier

Le débat.

Ainsi vous cherchez le début. Il n'y en a pas. L'instant où l'on serait passé du rien à l'être. C'est idiot. La lettre « A » du mot ainsi n'est pas le début de mon texte. Encore moins le mot « Ainsi ». De même la première phrase. A la limite de l'idée, le texte que vous avez sous vos yeux serait l'ultime début de lui-même. Nous voilà bien avancés à poser cette sorte de question.
Le début.
Le moment de bascule entre le néant et l'être.
Les religions vont épidogmer : « Mystère ». Pas moi.
Les physiciens vont ressasser (sas) « Big Bang ». Pas moi.
Vous vous souvenez de votre naissance ? Pas moi.
Et même la naissance n'est pas un début, mais une métamorphose. Quand vous êtes arrivés, tout était déjà là : tête, corps, muscles, système nerveux.
Kant en ses apories avait déjà affirmé que notre entendement ne s'y entendrait jamais. Mais c'est dur à accepter, nous qui pensons que la penser peut tout penser. Même ça.
D'ailleurs qu'y aurait-il avant le début, en admettant que le temps se soit déclenché subitement.
Mais s'il n'y a pas de début, l'instant présent n'existe pas. On peut toujours reculer vers l'avant dans la ligne droite infinie du temps.
L'aporie kantienne est donc la suivante : Si le temps est infini, pas de début : nous ne serons jamais arrivés là où nous en sommes. Si le temps a un début, qu'y avait-il avant et quel a été le déclencheur ?
On tourne en rond. Nietsche bottait en touche, comme Einstein, en décrétant le temps circulaire : l'éternel retour : un grand rond point.
Revenons au début présumé de mon texte. Avant le texte, il y a le support. Et avant, il y a mon être et mon histoire sans lesquels ce texte ne serait pas advenu. Et on remonte le temps jusqu'où ???
Au début !
Mais au début de quoi ?
Ou bien, il n'y a rien. Tout serait résolu.
J'ai quand même bien la sensation d'exister et que quelque chose d'extérieur est bien hors de moi. C'est ce que vous vous dites béotiens que vous êtes.
Peut-être faut-il chercher du côté du prétendu «sens » du temps. Qui n'en n'a sans doute pas. Du fait que nos schémas mentaux spatialisent le temps comme cette page. Un point qui avance sur une ligne.
Et c'est sans doute là que nous nous plantons.
C'est insensé : il y a bien un avant et un après, non ?
Oui, mais pas comme un tapis roulant.
Nos schémas mentaux psychologiques nous ferment à beaucoup de questionnements philosophiques. Le bon sens pratique ne sert qu'à faire les courses et à éviter de mourir de faim.
Voilà le mot de la fin.
J'y reviendrai.
Comme le dit si sagement Descartes « Je ne philosophe que quelques heures par an . » Et ce n'était pas un débutant. (à suivre...)
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