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vincentdidier

Laurence Tardieu

Voilà, j'ai lu ce livre en deux heures, ce soir et, comme un gros idiot, je pleure. Il m'a pris aux tripes, ce bouquin.Et puis ce titre fabuleux qui dit tout.

Un couple, Vincent et Geneviève, perd sa fille (Clara) qui disparaît à la sortie de l'école. Leur vie se délite d'un seul coup autour de cette brûlure qui ne peut se guérir.

C'est lourd sur le coeur, dur à lire, âpre. Cette maman qui tient son journal pour ne pas mourir à chaque seconde de douleur.

Le couple se casse également, Clara, leur fille, en était l'invisible ciment.

Geneviève, la maman, vit seule et écrit, décrit car elle ne pourra plus jamais vivre. Personne ne peut comprendre. Son chagrin sera sa seule vie.

Et puis elle tombe malade, seule.

Vincent la retrouve et l'accompagne à la fin de sa vie. La mort de leur fille les a grandis en les rétrécissant ; les a séparés en les rapprochant. Ce livre épuisant est inépuisable.

Et puis ces vers de Verlaine m'ont traversé de part en part :

Car je veux, maintenant qu'un être de lumière

A dans ma nuit profonde émis cette clarté

D'une amour à la fois immortelle et première

De par la grâce, le sourire et la bonté...

Enfin, le dernier paragraphe du livre me transperce également, mais je ne l'écris pas ici, il me fait trop mal.

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