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vincentdidier

début

C’est bien normal d’écrire sur un blog. Pas inhabituel, je veux dire. Déjà un petit moment que je fais plus rien que chercher des liens et coller des effets par-ci, des photos, par là. C’est joli, tout bouge. Mais je suis toujours aussi nul. C’est même encore beaucoup dire. Pour un gars qui avait décidé de se dévoiler, de montrer son jeu pour que les autres trichent, s’assoient sur le rebord du cratère et attendent que les maux sortent…Mais un volcan ne sort pas de son lit à la demande, comme la Vénus de Titien. (Je vous en parlerai de celle là : elle m’a bien emballé, la pin up du Musée du Luxembourg, Luxure…) Et moi-même je m’assois souvent, comme vous à regarder dedans si kek choz va sortir, comme un bébé de l’utérus. Que nenni. Il en sort des étoiles, des scrollings (stones), des liens collégiens et des farces à la mord moi le nœud. Les propos un peu fissurés, les lettres déjantées à l’inconnue ( ha ! la lettre 10 !), des amertumes de poésies foutraques : c’est pas l’heure de pointe. Circulez. C’est facile. Tout circule. Hep ! Monsieur l’agent, foutez un peu la merde avec votre bâton.
Bref, c’est lent. Je suis constipé du texte. Fait chier ! Donc en voilà un, séance de rattrapage. Aux branches. Au vol. Du bourdon. Que j’ai souvent invoqué : le vilain substrat glauque du vomitif de la plume : le bourdon, le cafard, le manque…Mais, j’ai beau sauter à pieds joints sur ma douleur, et sauter comme un déjanté : le dégueulis verbal ne vient pas. Rien ne sort. Ma gastro, ma fidèle gastro. Snif. Le coup de la panne. Mais alors, en plein désert, et le Petit Prince n’est même pas là, le couillon : j’aurais encore fantasmé sur SA rose. Parce que la mienne, il va falloir que je la plante. Hein, mauvaise graine…
Bon, je ne vais pas encore vous bassiner trop longtemps pour vous dire que la plupart du temps, je manque d’inspiration. Le paradis littéraire est ses interminables logorrhées, c’est par intermittence. Et puis, quand on écrit comme un malade, c’est qu’on l’est : malade et dératé. On dératise par l’écriture : on ne se soigne pas. Ce n’est pas une cure. Le docteur est absent. Pire, il est supposé. Il n’existe pas. C’est toi, vilain lecteur. Et je suis sûr que tu n’as même pas de diplôme. De docteur ? Non, de lecteur. Si toi aussi tu as des pannes d’inspiration ou si tu roupilles un mot sur trois, on ne s’en sortira jamais.
C’est bien normal d’écrire sur un blog. Ben pour moi, c’est assez inhabituel. Je suis comme Descartes faisait de la philosophie : seulement quelques heures par an. Comme Descartes et comme tout le monde en fait. J’écris, comme ici, et …rien ne vient. Il n’y a à l’horizon que les signes indistincts qui ne me guériront pas de l’écriture, encore moins de moi-même. C’est comme une soupe tiède, un méchant bouillon avec quelques maigres croûtons rogateux, rots gâteux. Blourf. Spasme. Je ne vomirai bientôt plus que de l’herbe sur mon clavier, de la belle herbe à chat, bien fadasse. La putain de douleur sera aller s’exprimer ailleurs que dans l’écrit. Dans les cris peut-être. Ailleurs.
C’est pas normal de dégueuler sur un blog. Vous n’êtes pas ici pour nettoyer. Alors me voilà jardinier. Et paysagiste. Et agriculteur. Et semeur. Et fossoyeur. Tiens, je veux qu’on m’enterre avec mon clavier.
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Rémi 28/10/2006 23:22

GENIAL TON BLOG C'est juste ta citrouille qui me fait ch..... er a bientot

miflo 28/10/2006 19:32

Jolie cette pluie d'étoiles. Je suis heureuse que vous ayiez réussi. Vous pouvez augmenter ou diminuer le nombre d'étoiles en changeant le no (20 au début, pour 20 étoiles....) mais je vois que vous avez pigé!

Bonne journée!