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vincentdidier

No good advice



Les enfants soldats, vous avez vu le film ? La critique l'a mitigé, donc mis de côté. Mais il est à voir, pour se faire une idée quand même. Johnny Mad Dog, c'est le titre. C'est vrai que c'est à mitiger. Mais qui aurait fait mieux ? Comment filmer ces pré-ados sur armés qui se font tueurs et pillards, mercenaires de pays loqueteux, vétérans d'à peine treize ans. Allez le voir, ce film. Il n'est pas si mauvais. D'ailleurs, les acteurs en sont d'anciens "soldats" des ces "républiques" dictatoriales qui les a tour à tour utilisés, puis rejetés, les coulant dans un névrotique moule d'anciens soldats complétement destruturés psychologiquement.
La guerre vue avec des yeux d'enfants. Non, pas vue : vécue. Vécue comme soldat. Non, pas comme soldat, comme mercenaire. A treize balais. Platoon.
Nous, on idéalise les bons et les méchants et les ...mitigés : ceux qui tournent le dos à la guerre en disant que c'est mal. La guerre est un mal humain. L'enfance n'y est pour rien. Toutes ces petites pétoires en plastique que l'on trouve en magasin, tous ces petits jeux vidéo où on shoote, tous ces petits jeux de guerre virtuels qu'on a quand on est enfant...Eux...non. Comment ça eux non ? Eux, c'est en vrai et c'est mieux. Les charniers, les blessures jamais soignées, les immenses territoires de la famine et de la corruption. En vrai.
Alors, cette campagne canadienne, très second degré, m'a beaucoup ému. Emue au regard aussi de ce film que j'ai vu.





Enrôlé de force
Quelques coups de crosse
Sur un visage d'enfant
C'est comme un fruit qui se fend
Dans la jungle pire encore
Mais que rien n'interdira
Vivant dans son trou comme un rat
Mais que rien n'interdira
Car j'ai vu son visage
Dans le delta et la mangrove
Et la pourriture des villes
Nouveau Tchernobyl
De bave et de bile
Mais à nos portes qui se presse
Le chloroforme et la compresse
Dans la jungle pire encore
Mais que rien n'empêchera
Vivant dans son trou comme un rat
Vivant comme un enfant soldat
Car j'ai vu son visage...
Kilomètre 20
Ils étaient bien vingt
Les cheveux rouges comme de l'étoupe
Avec la machette, le coupe-coupe
Je l'ai posé près de la route
C'est cette eau sale qu'il a bue
Cadavres de chiens, de zébus
C'est cette eau sale qu'il a bue
Car j'ai vu son visage...
Une chaleur atroce
Le ciel qui se teinte en gris
Enrôlé de force
De Lagos à Conakry
Quelques coups de crosse
Ces lèvres noires qui me sourient
Dures comme de l'écorce
De Lagos à Conakry
Dans la jungle pire encore
Car j'ai vu son visage
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