Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Misantropique du cancer.

Saluez le grand hasard qui vous a amenés ici. Vous êtes vous-même, c’est mieux que d’être un autre, on s’en serait douté. Dites « je » et vous serez exaucés d’une vie sereine pleine d’accidents sur lesquels vous surferez. Vous n’êtes pas les autres, vous êtes mieux : vous êtes. Tout ce qui vous entoure est assez médiocre, somme toute. Vous êtes plus que l’être ! Saluez le grand hasard qui dit « moi » en vous. Vous vous croyez nécessaire, vous l’êtes. Mais sans plus. Votre horizon est une absence salutaire de questionnement. Texte chargé du verbe être conjugué à tous les temps et chargé de toutes les postures. Les impostures. Car vous êtes bien un imposteur sans le savoir. Votre voiture, votre maison, vos propos, vos amis, vos espoirs et craintes, votre 99 pour cent du temps passé à de ridicules actions si vite oubliées. Vos petits films du jour, vos ampoules à changer, vos propos bistrotiers aux jugements universels définitifs et sans appel, votre imbécile vécu, vos bonnes actions si humanitaires. Votre belle ignorance crasse du simple hasard que vous êtes. Qu’êtes-vous ? Cette simple question ne vous effleure jamais. Vous vivez bien sans cela. Moi pas. Votre inventive animalité grotesque ne me revient pas. Vous diffusez trop de certitudes avachies, de ventripotentes opinions sur vous et les autres…doxa. Dans la foule, je suis seul. Vous êtes. Je ne peux pas lutter contre autant de suffisances. Je suis insuffisant. Le hasard qui m’a fait va m’oublier un jour. Peut-être….
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article