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vincentdidier

Premier, mais ....

Parce qu’il s’agit d’écrire, non de non, des histoires et non des moindres, comme on jongle avec un ballon ou comme l’œil se déplace sur une toile de Escher. Le ballon retombe hardiment, l’escalier spirale et vous ne comprenez toujours rien, ça ne change pas. Vous aurez au moins passé le temps comme on passe son tour à regarder les autres jouer, se jouer de vous. C’est la fête du travail, dit-on, un moment qui organise le travail de la fête, parce que, au fond, une fête, c’est aussi un travail. Des faits, des faits…me ressasserez vous en vos indolentes prises de possession de vos temps dits niaisement libres. Défaite oui ! Le premier mai chômé est la Noël ouvrière des convois ferroviaires, week-end à la Escher où l’on ne croit rien faire mais qui nous pré-occupe. Occupation donc. De monter des marches qui descendent et qui reviennent au même sans se défiler. Jeanne d’Arc, comme Le Pen, en ce jour, crut entendre des voix, pas les même on s’en doute. C’est une minutie de silence, un silence au travail, un entre deux tours pendable, un entre deux tours jumelles. On ne peut pas rire de ça. On ne rit plus de rien, du reste. L’horizon du zéro travail est-il cet idéal du premier mai, vu que l’absence de travail est festivement symbolisé. C’est un horizon, ça recule sans arrêt. On fête également les morts, les mères, la femme, la Révolution, la Vierge….les chômeurs ? Alors on devine bien ce qui se montre en se cachant sous des brimborions de muguet sauvage : une nostalgie, celle justement du travail, cette idée creuse quand on y pense et elle creuse l’estomac de même. On a mérité ce jour de repos agité, on récupérera demain. Récupérer quoi au fait ?
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