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Des moques rassis.

La chose publique a réagi sobrement et unanimement à son traumatisme. L’inconscient, c’est les jeunes qui n’avaient pas la droit de vote depuis sept ans, c’est les momies qui avaient flemmardé au premier tour d’il y a sept ans, c’est les éparpillés des clans écolo extrême qui votent pour des colifichets ; l’inconscient a épicentré les votes sur une scène mieux éclairée. La honte est bue. Nos consciences républicaines replongent à leurs racines. Le retour du refoulé d’hier fut une fin d’épisode bien saugrenue. Les jappements fétides du monstre moisi auront fait long feu. Honneur à la France. Honneur à cette mobilisation vers la république. L’immonde icône apparue au septennat précédent est foulée, on dira, par une femme. Frêle. Contestée. Malhabile souvent. L’autre, l’homme (le vrai ?) va accepter la dotation extrême sans ciller, droit dans ses…bottes.
Mais, au-delà des clivages, les 82 pour cent chiraco-républicains sont revenus, sont toujours bel et bien présents, vivifiants, rassurants. Le deuxième tour, c’est maintenant, sept ans après. Chirac fut une parenthèse peu glorieuse, peu innovante. Le « non » à l’Europe qui a exacerbé les frilosités, mettant en exergue ces présidentielles est encore là, lui aussi, non digéré, tout aussi présent. Le futur président aura avant tout à réussir à négocier un virage, puisque la démocratie est de retour.
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