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Une pièce vide, le ciel qui défile comme un incessant paysage, de loin en loin, des trouées claires ou de temps à autre de parcimonieuses gouttelettes essaiment les vitres sans rideaux, je tisse en silence les phrases de ma conscience. Elle varie comme les nuages : tour à tour rêveuse et réflexive, lointaine et calculante. Les heures s’ensuivent de cette inaction, elles périssent mollement vers le soir. Je me lève sans doute, fais le tour de l’appartement, dévisageant certaines couvertures de livres, ignorant du monde. De ces moments précieux de paresse naît un sens de l’ennui, de l’absurdité des choses, de l’avachissement des idées, du décalage entre moi actif et moi inactif. Ne lisant pas, n’écoutant ou ne regardant rien, mes pensées s’égarent en flottant sur mes inconsciences. Je ne cherche aucun autre résultat que d’être là.
Le plancher grince sous mes pas, le frigo ronchonne par instants, la moindre mouche devient un entité à part entière, les pas de l’appartement du dessous racontent ma voisine, un avion passe derrière un arbre. Tout ce que ressens est décousu, informe. L’extérieur se mêle de l’intérieur, les bruits et les variations de couleurs distillent mes sujets de pensée. Les divertissements minuscules valent bien tous les moment où l’on se perd. La culture, comme l’action sont une perte de soi. D’ailleurs le mot « se divertir » exprime la diversion, sans doute le mépris de soi.
Une petite averse soudaine grésille. Je me lève, vais à la fenêtre : ce sempiternel paysage de bord de mer sans cesse fluctue, c’est un ravissement (pas une diversion). Je me rassois à écouter le martèlement doux sur les carreaux. L’intelligence est de ne pas s’ennuyer de soi-même, de retarder l’action, de ralentir le passage des gouttes du temps. D’aimer la pluie.
Ces moments sont les miens, je ne les partage pas, je suis trop jaloux de ce que j’aime. Ne rien chercher à entreposer, aucun savoir, aucune action utile, aucune méditation sensée.
 Rien.
Le ciel bleu revient subitement accroché encore par quelques grosses gouttes rageuses venues d’on ne sait où. Je retourne à la fenêtre, aux fenêtres, devrais-je dire. Je constate ma ville toute ratatinée sous ses parapluies qui peu à peu s’ébrouent pour disparaître. J’ouvre la fenêtre, me lasse de ce paysage et retourne à ma salutaire inaction. De celle là , on ne se lasse pas.
Ah ! la paresse ! Ma plus grande qualité, je crois !

Lundi 25 décembre 2006
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SEX machine !!!???!!!

Get down ???!!!???

James....James....

C'est tout le rock n roll qui vomit.



Lundi 25 décembre 2006
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Lundi 25 décembre 2006
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C'est donc déjà passé. Le père Noêl est comme un hérisson, trop lent. Beaucoup trop. Ecrabouillé. Plus rien. Rien que des emballages qui traînaillent parmi les bouteilles vides, les enfants trop excités. La fête, on le sait c'est toujours avant et dans nos songes, pas ailleurs. Le réel casse les mythes et écrase les papa Noëls de nos enfances. Le tout c'est de na pas y croire. Allez, bandes de dindes. N'y croyez pas, il ne s'est pas fait écraser, puisqu'il n'existe pas. Riez. C'est Noël, l'apparition d'un bonhomme rouge mythique, un succédané de Dieu ou de votre grand-père. Et pourquoi donc cette photo vous choque-t-elle alors, si vous n'y croyez pas, ne serait-ce que dans le coin éternel de votre cerveau : celui de l'enfance.

 

  


Lundi 25 décembre 2006
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