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Modern Art Museum by dumpr.net

zik

Je vous ai expliqué que j'ai loupé mon contrôle de musique...

Voilà ça en détail :


1er exo : indiquez la mesure. On fait comment vu qu'on a aps appris avec la mesure ternaire ?
Puis compétez les notes et les signes manquants.
Alors là problème. Elle a beau jouer le morceau, il manque aucune note. Finalement je me décides à mettre une jolie barre de reprise. Cet exo est sur quatre. Estimons nous contents si j'an ai un.
Toujours dans l'exo un, rythmes (vala, je sais même pas comment ça s'écrit) ternaires et binaires... bon j'ai mis ternaire au morceau a, binaire aux morceaux c et b... Et Delphine (qui fait de la trompette) a mis ternaire, binaire ternaire. (euh... soyons optimistes, j'en ai au moins un de juste ... T_T)
Exo deux : audition. un morceau de Joseph HAYDN.
C'est TOUJOURS l'exercice ou je me plante. Et forcément, il est à chaque fois sur huit.
Oui bein déjà avec forme instrumentale pas remplie, et tout le reste mis au pif.. (pour vous donner une idée je différencie pas les violons des trompettes... si je vous jure ! alors me demander de différencier un cor et un tuba, ça va pas la tête ???)
Avec UN PEU de chance (c'est à dire BEAUCOUp énormément plus que j'en ai jamais eu...).. j'ai quatre points. Et franchement, avec beaucoup de chance !
Troisième exo : ouias des ythmes ternaires;... beurk. Bon bein une tite croche par la, une noire pointée ici... ça ira bien.
Arrgh maintenant faut remettre ça.. dans l'ordre !!! (y a,b,c et elle enchaîne les phrases un truc du genre a,b,b,b,c...)
et bah... CAAB. Je crois. Voilà, ça sonne bien, ça fait penser à cabriolet en abrégé et avec l'accent montbardois... on fait pas mieux.


je sens que je vais pluerer la semaine prochaine en voyant ma feuille .. T_T

Lundi 27 novembre 2006
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Ce monde est une abominable torture.
Qu’emporterais-tu dans ce livre ?
Une île déserte.
Je ne dirais plus rien puisque tout est faux.
Je n’ai jamais rien lu de si inepte que ce que j’écris. Inepte ou inapte ?
 
Assis dans un vieux canapé depuis le tôt le matin à regarder les nuages passer. Et penser à l’île déserte, cet espace clos, désolant, où l’immensité des mers veille au grain. A pourrir tel un cadavre de poisson au fond des abysses.
Lit-on vraiment les livres ? Dans ce vieux recoin intime et doux vivent mes vieux bouquins, des fois harcelés, des fois délaissés.
Je sors, les litanies d’automobiles, les autistes urbains, les foisons du non sens que personne ne semble percevoir.
 C’est ça le réel ? Je préfère mes livres, archipels de ma conscience.
Je me promène parmi les maquettes étrangement banales de ma ville. Pensées sans cesse interrompues par les accidents. C’est indolore, de penser. La douleur est de penser qu’on pense. On se promène aussi dans mes îles, livres pardon.
Vivre, c’est être accidentellemnt essentiel et essentiellement accidentel. Il fait trop clair, souvent, rien pour se cacher. Me pensées serpentent entre les visages et les rencontres. Je vais sur le port. Le ciel mêlé d’odeurs salines brise mes errances. Je garderai ce croquis en mémoire, à dessein.
Je suis allé te voir, ce jour là de nuages gris et frais. Mon cœur était douloureux. Je suis allé te voir, mais tu ne savais pas. Sur la plage. Comme un idiot. Comme un idiot que je suis souvent. Entre deux livres, deux passages. Je ne sais pas où est le réel, ne le sais-je que trop : les livres ne font pas souffrir, comme toi. Le vent me piquait le visage, on était en août pourtant. Plus je descendais vers la plage, moins j’avais envie de te rencontrer comme ça, à la sauvette.
Un auteur français, je crois, me berçait à cette époque. Le style, souvent. Mais c’est bourgeois, n’est-ce pas. L’affect pour beaucoup, le maniérisme même. Je m’en fous, je lis et je me trimballe par moments dans l’extérieur. Je suis un intermittent du réel. C’est tant mieux. Je suis à moi-même mon île et je me lis. C’est indélicat pour les autres ?
Les autres qui vaquent au quotidien. Les cris des mouettes. Au loin, des vagues grises bercent les bateaux de pêche minuscules qui ponctuent les teintes grises des nuages effilochés. Vais-je vraiment te voir, ce jour-là ?
Les jours on l’on rencontre quelqu’un sont des jours de désordre. Comptez les : dans votre vie, il n’y en a pas eu tant que ça. Des rencontres décisives. Vous ne le savez pas à l’avance, vous le ressentez. Vous le revivrez toujours. Quelques jours dans votre vie où la poésie a primé le quotidien. L’absence plus belle que toute présence. Le vent, le soleil, la mer. Votre histoire entre deux histoires. Des maux entre les mots. Naît alors en vous, en moi ce jour là, un sentiment d’éternité. Votre livre, c’est vous-même. Je dis la chose maintenant que c’est facile, comme un flash back.
Au milieu du désert, ne rien emporter. On ne peut pas lire, à peine, donc ce n’est pas la peine. Il fait trop froid, il fait trop chaud. Aurais-je un livre, même d’une langue incompréhensible : chinois, portugais, sanskrit… que sais-je ? C’eût été pareil.
On ne lit bien que chez soi. Ailleurs, le sens est différent. D’où les pavés de la plage qui ne disent rien que leur épaisseur remplie du jaunissant soleil de nos mémoires de vacances.
Le livre infini de nos îles désertes que nous nous appliquons à écrire.
Je suis remonté. Pas ma faute. En chemin, j’ai rencontré un journaliste photographe qui cherchait un point de vue. Je lui ai proposé mon appartement. Deauville…Trouville…océan de nuages à perte de prises de vue. Il ne voyait pas les livres partout. Il voulait éviter les nuages. Un photographe ? En fait comme un peintre du dimanche, bêtifié par sa technique, ignorant ce qu'il pouvait briser du réel : un tâcheron. Il a mitraillé, attendant les éclaircies, négligeant la palette offerte des mouvances du ciel de Normandie, si contrasté, impressionniste, tachiste. Il a cru me remercier en m'envoyant quelques une de ces prises de vues insipides, toutes léchées, cadrées, plates, téléobjectivées en millions de pixels vains. Quand j'ai reçu ces rebut, je me suis empressé de les jeter dans un pli du temps.
Il est reparti, je suis reparti.
Citez le nom de dix îles, de dix livres, de dix moments de solitude calme, olympienne bercés par le fleuve du vent. Les pages volent, vous les perdez. ce n'est pas important : ce ne sont pas les histoires qui vous irisent le coeur. d'ailleurs, vous y reviendrez : on ne lit vraiment qu'à la lumière d'un habituel décor.
Je sens les embruns, je sens cette zone lumineuse, je sens mon coeur battre de te revoir sur la plage. C'est le matin, ma ville s'étire et bourdonne, s'ébroue, se pare des mille couleurs à dominante grise que le ciel déploie, s'aére, se vivifie du frais littoral, glisse vertigineusement vers son quai, sa plage, le moutonnement rassurant de cette mer, si cendrée aujourd'hui. J'appréhende. Je ne vais pas par le chemin direct. (a suivre)
 

Lundi 27 novembre 2006
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Lundi 27 novembre 2006
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