La Terre se réchauffe. Faut voir. Les esprits en tout cas, oui. On réagit sur l’instant présent ou sur ses médiatisations.
Serait-ce plus inquiétant si elle se refroidissait ? Ou bien si elle se mettait à se consumer d’un seul coup ?
La Terre se réchauffe n’est pas un phénomène, mais un ensemble structurel ouvert que personne ne comprend ni ne maîtrise. Ce qu’on voit, c’est notre incompétence à trouver les raisons et notre surabondante capacité à déceler les signes corroboratifs de.
La Terre se réchauffe ce n’est qu’un paramètre parmi d’autres qui fluctue : la température moyenne globale. On le nomme sans le connaître. Nous ; nous réchauffons.
La température, elle n’existe pas. C’est un état de la matière que notre subjectivité valorise en fonction de nos frilosités. La terre se réchauffe : galimatias.
On entend dire, on lit, on nous démontre que. Et pof, l’hiver est doux, donc conséquence.
On n’est pas dans un raisonnement scientifique mais dans une croyance, pure et dure comme toutes. Infondée.
La Terre se réchauffe, c’est un bout du sommet de l’iceberg.
La Terre n’a pas d’état pérenne.
Elle est et a toujours été une fluctuation de systèmes. La résultante indiquant des réactions de la vie que Darwin nomme « adaptation ». Nous sommes issus et survivons d’incessants déréglements.
Le climat se réchauffe. L’extrême froid est l’être au ralenti. L’extrême chaleur est l’être en accéléré. Donc ça accélère. Misère !
Je le répète, la température n’est qu’un marqueur. Cette martingale est peut-être un hasardeux processus de coups de dés successifs bien différents de ce que l’on pense.
L’on redoute surtout l’empilement des accélérations.
Que cela se réchauffât est certes loin d’être anecdotique à notre échelle. C’est marginal. Je veux tout et rien dire par là, je sais.
Histoire de prévoir, essayez les autres marqueurs que ceux, trop évidents de la température.
Dire dire.