Les vacances vont mollir les blogs dans une langueur sableuse couronnée de ciels bleus. Et d’orages
d’étés. Le tour de France s’alanguit de montagnes, serpent inoffensif. La France se dore d’indifférence au monde. Incessant va et vient, aller retour, butinage d’ennuis. Voici le temps où
tout bouge sans bouger, où tout court sans se presser : nos éternelles grandes vacances d’enfance, ce temps de cocagne. Plus rien ne peut arriver puisque plus rien ne se passe. C’est comme un déni
du temps, ce temps de sable et de sabliers horizontaux. Les petits grains du temps ne vont plus s’écouler, trépidants et pressés, du haut vers le bas. Les petits grains de temps vont s’étirer en
lagunes, horizontaux, à peine grisés du vent de la côte. Nous nous étirons également, regardant la mer. Les blogs mollissant, nos cerveaux s’appesantissant aux soleils de plomb. Vacance : absence
de temps. Plage déserte. Et puis un jour, ce blog ne sera plus qu’une page de sable. Cliquez sur chaque grain : vous verrez bien. Quand vous aurez tout cliqué, il sera bien temps de se remettre au
travail.
Dire dire.