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Samedi 28 avril 2007
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A divaguer comme cela par les rues du langage, peut-être vais-je finir par tout perdre car il n’y aura plus de mots. Le langage ne sert pas à désigner le réel, mais à communiquer. Vous voyez des mots autour de vous ? Ce ne sont que symboles visuels, le mot n’est pas là. Il est insensé. Le sens n’est pas là non plus, du reste, il est polysémique. Un texte est une ville immense. Le lecteur le traverse souvent par le périphérique, fantasmant sa lecture comme un automobiliste fantasmant la ville traversée d’une autoroute méprisante. Le mot n’est pas la chose : il la fait exister. Une chose sans nom n’existe pas. Le langage nous perd parce que nous nous perdons dedans et nous l’évitons donc par de hâtives lectures qui ne nous apportent rien que des histoires plus ou moins drôles, ou intéressantes, guère plus. Tout perdre et se perdre dans l’infini des textes ou, comme disait Foucault, dans la prose du monde. Se perdre. Mutisme. Page blanche. D’aucun prétendent que l’être y gagnerait, mais il n’a rien à gagner. Il ne se montrera pas même en l’absence de mots. Le langage n’a pas la fonction d’ouvre boîte qui découvrirait le sens ultime dans une boite de sardines. Il est en lui-même l’insaisissable être : l’outil de l’outil. Les textes qui font sens ne saisissent rien. Ceux qui, comme celui-ci se veulent polysémique, non plus. Alors à quoi bon se perdre puisqu’on peut vivre calmement à regarder passer les interminables morts ? C’est un pari

Samedi 28 avril 2007
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Lepetitzap01
envoyé par lepetitzap

Samedi 28 avril 2007
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Remarquez qu'on est tous un peu comme lui avec nos inerties et nos idées idiotes sur tout et tout. Parce qu'on a raison sur une idée, on croit qu'on a raison sur d'autres...et on fonce de la même façon. C'est la racine de l'entêtement d'ailleurs que de se tromper jusqu'à se faire mal. On cogne, on s'énerve, on s'acharne, on déglingue des balançoires inertes les prenant pour des ennemis bien mal intentionnés alors que ce n'est que de la mécanique. Et plus rien ne peut nous contredire, puisqu'on a eu raison une fois.
Or l'intelligence est le contraire de l'inertie. Je sais faire une action précise dans un environnement précis. la bêtise consiste à reproduire le même stratagème pour des situations que je suppose similaires. Or aucune situation n'est totalement reproductible à l'identique. Mon inertie m'induit à reproduire la conduite gagnante de la première expérience. Et là, je perds : ce que je gagne en expérience, je le gagne aussi en vieillissement : je suis devenu facile à berner, je suis un blain, qui se croit intelligent qui plus est.
Regardez bien ce mouton qui terrorise son ennemi. Regardez vous. Analysez vos derniers combats. Ne vous seriez pas souvent trompé de cible ?

Samedi 28 avril 2007
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Samedi 28 avril 2007
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Samedi 28 avril 2007
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Samedi 28 avril 2007
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Samedi 28 avril 2007
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