La Baïne . Eric Holder.
J’aime Eric Holder. Auteur trop peu connu, très stylé aux descriptions et atmosphères poétiques. J’avais adoré « Hongroise » et toute la désuétude qui en suintait.
J’ai moins aimé La baïne, mais j’ai aimé.
C’est un téléfilm de France deux, ce roman. Un cadre : le Médoc proche de l’Atlantique et de son courant sous-marin nommé la baïne. Trois personnages : un couple et l’amant. Un suicide.
Noyade.
Vous avez déjà tout compris. Chabrol n’est pas loin. L’histoire est d’un classicisme déconcertant. Sandrine, deux enfants, trompe son mari avec Arnaud, photographe de cinéma. Point barre.
C’est un pré-texte, bien sûr pour s’essayer au drame balzacien provincial, aux descriptions amoureuses d’une région, au désarroi d’une femme de la côte et du démon de midi.
C’est bien léché. On savoure. Les descriptions. Les personnages secondaires. Les ambiances. On se laisse mener par un raconteur d’atmosphère. C’est bon.
Trop court.
J’aime Eric Hoder. J’aimerai toujours Eric Holder.
Même si ce n’est pas son plus grand roman, mais un scénar un peu descriptif.
Dire dire.