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vincentdidier





Vous cherchez des buzz, c'est ça ? Y a pas de buzz en ce moment, c'est fermé les buzz ! okay ? Alors, barrez-vous. Internet a inventé le mainstream qui n'est pas mainstream, le secret de l'origine du monde que tout le monde connaît.

Eh oui ! Réfléchissez un peu. Un truc qui est vraiment inédit ou d'avant-garde, vous allez l'ignorer, le zapper, voire le fuir. Exemple concret : je me rappelle avoir mis des vidéos de zonards qui se filmaient en train de danser dans leur garage, il y a de cela 2 ans maintenant. Perte sèche. Ignorance. No buzz.  Et pan ! La techtonik devient mainstream et là, j'ai eu droit après (APRES !!) à une litanie de coms ; mais alors une fois la vague retombée. Les habitants des vallées lointaines (quoique je doute de tout maintenant) ont, de bouche à oreille, trouvé ces vidéos sur mon blog alors que ça passait déjà en masse sur TF1 (en fait la dernière télé underground que je connaisse en matière d'antibuzz).

Le buzz, c'est savoir avant tout le monde alors que tout le monde la sait déjà. Et donc cette notion est déjà caduque. No buzz. Parce qu'un buzz, quand il en devient un, ne l'est déjà plus. La vitesse de la vitesse s'appelle l'accélération. Etre le premier sur un buzz, c'est déjà être dépassé par tous les professionnels de la propagande qui l'ont mainstreamisé, surmédiatisé, donc mis au rang de buzz l'éclair. Etre à la source est se maintenir dans l'obscurité de la pré-natalité. Seuls les grands fleuves médiatiques charrient les buzz déjà morts comme des troncs d'arbres desséchés s'agglutinant dans les estuaires saumâtres de l'information de masse aseptisée.

Cherchez les ruisseaux des petits blogs, les sites étrangers, les youtuberies illuminées, les illégalités licites du web, vous ne trouverez que des pépites charbonneuses et inutilisables telles quelles. Sachez qu'un buzz, considéré comme tel, est déjà connu de pas mal de monde pour être qualifié de buzz. Et voilà pourquoi vous ne gagnerez jamais plus de 50 euros par mois avec vos « retombées publicitaires » dont vous êtes les naïfs pourvoyeurs de fonds. Vous-mêmes. C'est un buzz ça ?



Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 20:40
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Blogasty :

Blogasty est en grève contre l'usage abusif des digg-likes dans le but de recevoir plus de trafic sur son blogue.

 
Vous votez pour les articles de vos amis. OK, pas de souci, je le fais aussi. Mais s'il vous plait, regardez sur quoi vous cliquez !

Ne votez pas pour un article de 3 ligne sans intérêt !

Je demande une grève générale de 24 heures des digg-likes.
Si comme moi vous désirez trouver des news intéressantes sur leurs homepages,
suivez-moi.


Christophe Lefevre


Scoopeo


image hébergée par photomaniak.com

Les Digg offrent une visibilité qui attire les papillons de nuit contre la vitre lumineuse de leur totémique home page, gage de visiteurs curieux et de montée en puissance facile et immédiate. Les Digg sont un outil principalement geek qui sont devenus des citadelles prises et reprises par des chapelles (appelées bande de koupaings) qui réseautent pour s'offrir un lectorat de passage.

Le problème est qu'un Digg est goulu. Goulu en news, buzz, infos plus ou moins frelatées, pseudo exclus, raretés, tape à l'œil, clinquant vite vu, vite consommé, vite oublié. La home page est une scène brillante où va être exposé un site un laps de temps relativement court (quelques heures). La home page ? Cette cacophonie bizarre et inorganisée où tout, du coq et de l'âne y trouve éphémère hospitalité. C'est l'auberge espagnole, le fleurissement hétéroclite avec sa bande passante allant du n'importe quoi à la rarissime perle.

C'est aussi la récurrente poule aux œufs d'or pour certains blogs qui drainent ainsi les badauds vers leur étalage cliquant de produits du jour. Bref, c'est comme un souk aux mille ruelles.

Certains Diggs sont spécialisés. On s'y reconnaît. D'autres, tels Scoopeo ou Blogasty, tout en ayant des racines fortement « mâle/geek/informaticien » sont plus généralistes. Et en fait, sous cette apparente diversité, on peut y discerner, avec une certaine habitude des lignes de forces et des faiblesses. A preuve ? Ne pas y poster un site par trop littéraire, élitiste, artistique sous peine de complète mis à l'écart. Y poster du consommable, du polémiquable, du matos de geek (sic), du logiciel, du visible chatoyant, du propos pseudo scientifique... et j'en passe. Et je peux vous dire que tout y passe.

Bon, allez, je critique, je critique, mais je m'y sens bien. Je peux même vous dire qu'en ce moment mon addiction est telle que je triche en jetant un œil de temps à autre sur Scoopeo malgré ma promesse de grève.

Je critique, je critique... mais je m'y sens bien parce qu'il y a une diversité de points de vue. Scoopeo, c'est aussi un parfum de rue, un grouillement vital d'idées, de points de vue, d'opinions. D'homériques engueulades y dessinent des lignes de force.

Cette grève en fait partie. C'est risible. C'est idiot. Mais qui n'est pas risible, n'est pas idiot des fois ?

On y tient à nos Digg like. Certains croient bon de cracher dans la soupe du web 2.0 en ce moment. Certes, il a atteint en ce moment un seuil. Mais il n'est pas mort, loin de là. Cette grève virtuelle en est la preuve.

Bon, je suis parti un peu loin de ce que je voulais écrire au début de ce billet. La grève est contre la mainmise consanguine de quelques personnes qui s'approprient la communauté au nom de leur intérêt personnel. Mais ces gens-là ne se plieront jamais à une loi morale quelconque. Leur moralité s'arrête à la peur des flics (cf affaire Manoudou où tout le monde a retiré les photos en 2 jours !!). Alors, passation des pouvoirs aux administrateurs des sites qui, je crois, sont bien démunis. L'histoire dira...

Non, l'histoire ne dira rien. Ce monde est fait de tout. Ces sites sont faits de tout. Lutter contre la mainmise d'une seule caste dirigeante, tant pour les posts que pour le côté moralisateur de certains (dont, je le reconnais, j'ai été) est sain. J'ai suivi synaptic un peu bêtement, je dois dire. Il va devenir un petit chef, comme yenda ou stagueve. Les idées sont clivées sur des personnages virtuels.

Vive le web 3.0. Ne sifflez pas la marseillaise, mais plutôt les Pastis, bandes d'ânes.




Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 17:43
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L'addiction la plus totale, tenir un blog. Comme un paysan, sa ferme. Un écrivain, un cinéaste peuvent rester dans les limbes de la création des mois ou des années avant de faire surface dans la lumière publique. Le bloggueur est condamné à nager, nager, nager de peur de couler en perdant de l'audience. C'est la quotidienneté des billets et des posts, l'angoisse permanente du nombre de visiteurs. Et tout ca ? Pour rien ! C'est spiralaire. Beaucoup de bloggueurs ne gagnent rien, au contraire, ils perdent du temps, comme moi. Pour survivre, on doit poster sans arrêt, sinon, l'ombre du zéro lecteur pointe le bout de son nez. L'ombre ! Donc, on poste, je poste, pas mal de miettes non digestes, ou pas cuites, ou nulles à chier, ou rassies ? ou ... C'est la post-it attitude qui nous mène où ? Droit dans le mur du micro blogging. L'épuisante tâche de dire à chaque seconde ce que l'on est en train de faire la seconde suivante. On surnage dans le marigot clownesque de LA blogosphère : un truc de forme sphérique, comme son nom l'indique qui tient plus de la lubie monadique que d'une ouverture au monde. Et en plus de poster, il faut s'arranger avec le rouge à lèvres de la séduction : étaler le tapis rouge pour toi, lecteur insaisissable et complètement hypothétique. Faire son intéressant. Aboyer plus fort que le bloggueur d'à côté qu'on fait semblant d'aimer, mais qu'on n'aime que par jalousie ou par feinte camaraderie. Bref, mesdames, messieurs, vous avez sous les yeux un exemplaire de mec naze qui derrière son clavier croit partager. Croit. Ne partage en fait rien que sa solitude ravageuse.

 

PS : la grosse serpillère  brune, c'est un chien.


Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 08:34
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Je ne vous dirai pas comment j'ai trouvé cette vidéo. Je vous le donne en mille : par stagueve himself (et tiens, je mets un lien (comme s'il en avait besoin !)).

Il faut dire que, depuis 3 mois : août-septembre (ah merde, ça fait deux !) la guerre de tranchées lamine Scoopeo avec, en chef de file (indienne) un gars avec une casquette invariablement vissée de travers derrière ses 50 écrans d'ordi, un gars qu'était assez peinard jusqu'à là : le susdit stagueve. (J'ai déjà parlé de lui et j'ai la flemme le mettre le lien. Regardez dans la rubrique à brac Scoopeo à gauche. Faut bien qu'elles servent à quelque chose, les rubriques, bande de ramiers que vous êtes.) Et la guerre lasse. Et même, ça fait chier. J'y ai dit, surtout au début, un tas de trucs un peu débiles (excuse-moi Rade, au passage ;) sous prétexte que j'étais le premier avec un karma énorme sur Scoopeo. (Comme quoi la fonction crée l'orgasme du pouvoir). Après le début, j'ai dit encore des kilotonnes de trucs, mais plus construits, plus humanistes à défaut de ce que je croyais être humanitaire pour Scoopeo (P'tin qu'est-ce qu'on se marre !)

Tout ce préambule pour un télécran. Didier, t'exagères ! Parce que y a des gens qui ont suivi tes coms et ceux-là, faut que tu leur expliques pourquoi tu cites la bête noire de Scoopeo.

Didier, tu es frivole ! Didier, tu es volage ! Didier, tu ne sais pas ce que tu veux !

(En me relisant, je me dis que je fais une grosse connerie) (et en me relisant une seconde fois, peut-être pas.) (J'attends la troisième...)

Donc, voilà t y pas que je me connecte au live et qu'on cause un peu à la suite d'une proposition de l'homme de NWE (NPA en français). oh, à peine 3 minutes, ayant été dérangé par ...

Mais : l'invitation était là. Aucune animosité, aucune pique, un désir de dialoguer sans s'emmerder à des considérations infinies (comme on a pu lire sur les coms infinies de Scoopeo)

Je mollis. Je faiblis. Vincentdidier trouve l'individu loin d'être antipathique. Le système de commentaires de scoopeo est bien souvent un festival de méchancetés qui laisse filer une escalade dans la violence verbale, les prises de position, de becs. Le système de commentaires de Scoopeo fait facilement le lit des clivages, mésententes, incompréhensions. Aller rendre vivite à quelqu'un, chez lui, (en cam bien sûr) en y étant invité, comme je l'ai fait change toutes les perspectives. Et je peux vous dire que stagueve n'est pas Adolphe Hitler, bien au contraire.

Je reste sur mes positions sur le blogspam, sur l'esprit communautaire de Scoopeo qui est avant tout un échange de lien via des personnalités souvent fortes.

Mais je reste aussi sur cette position qu'il faut toujours prendre du recul, voir les choses sous un autre angle, ne pas déprécier outre mesure l'adversaire (et ne pas confondre un adversaire et un ennemi).

Si stagueve est un adversaire (et encore, pas toujours), ce n'est pas mon ennemi.

@ rade : mon fan de skyblog. Excuse-moi pour la méchanceté de certains de mes propos. Je mérite de me mettre la tête dans un seau.

 




image hébergée par photomaniak.com

Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /Oct /2008 19:56
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Quid sur Scoopeo ?

 

Des gens à gros karma :

1-     Moi. Vincentdidier dont pas grand monde sait qui est le prénom de Vincent ou de Didier. Preuve bien sûr que je suis un néophyte : j'ai mis mon nom alors qu'il faut un pseudo. Je débarque. J'ai tout posté : de la pire merde au plus intello, j'ai blogspammé (je bats à l'aise stagueve là-dessus !). Et, crétin que je suis, je me suis placé en anti blogueur. Bref, j'ai viré ma cutie. Donc, j'ai tous les défauts. Bloqué  par 18 personnes qui ne peuvent pas me blairer, mais suivi par 89 amis : c'est un cauchemar et une béatification. Si je suis prems, c'est que j'ai posté un max de liens et que, parmi ce salmigondis, il y en avait des intéressants.

2-     Patouille. Une des âmes du site. Un mec bien. Un réseau à lui tout seul. Un plaisir de tout partager tout le temps. D'humeur égale, serviable, attentif, fidèle en amitié. C'est, pour moi, un honneur d'être de ses amis. On a le point commun d'avoir posté pas mal de choses hétéroclites.

3-     Malkovitch. Un blogueur, un vrai. Comme un Breton. Ce type est un rocher. La fiabilité même. Il aime ce qu'il fait. Il propose sans souler les autres. Un humour caustique qui en a laissé plus d'un sur une interrogation. On a un point commun : le rock ou bien le roc. Les tempêtes ne le feront jamais dévier de son chemin.

4-     Ronan. Qui a pris un peu de distance. Un blogueur aussi. Il aime booster son blog (ses ?). Et on comprend. Il y met une telle passion. Au début, je l'avais trouvé un peu snob, un peu prétentieux. Si je le dis, c'est parce que c'est faux. C'est tout le contraire. D'une sensibilité et d'une sympathie que je suppose naturelle, non affectée. Il a des milliers d'amis, je ne m'en fais pas pour lui.

5-     Niko. Ah ! Niko. Pas de blog, pas de traces. Un fin limier, et qui aime à le montrer. Je clique tout ce qu'il propose car c'est rare et choisi. Je guette ses clics. Et quand j'ai posté un truc que je trouve sympa et qu'il ne clique pas, je suis légèrement contrarié. On dira marri.

6-     Frimpou. Les animaux, les lapins, les chats. Enfin une femme ! La première dans le classement de cette bande de geeks affamés. Quand elle me fait une remontrance, je retire mon clic. C'est arrivé deux fois, je crois.

7-     Coel. Coel, ou es-tu ? On oublie si vite sur internet. Une communauté ? Tu parles ! Personne ne s'inquiète de personne. On ne te voit plus, toi, le rugbyman, sur Scoopeo. Je me rappelle t'avoir vexé une fois, en te traitant d'extrémiste. Je m'étais excusé aussitôt. Tu m'avais pardonné. On était devenus plus proches.

8-     Stagueve. Nous y voilà ! Peinard sur Scoopeo pendant pas mal de temps. On dira que c'était la préhistoire de stagueve. Et puis donc, le monsieur a plongé...dans la piscine des copains. Je l'ai vu une fois en cam, sa casquette rivée sur la tête. Pas le mauvais bougre, somme toute. Cela avait changé mon avis sur lui. Alors ? Que dire ? Qu'il fait partie de l'histoire du site. Que c'est avant tout un blogueur qui veut réussir par tous les moyens. Mais sa communauté ne s'étend qu'au champ de ses amis quoi que le le sente sensible et attentif, au fond.

9-  TshirtVIP. J'avoue avoir cliqué sur ses scoops parce que je postais les mêmes                            bizarreries. Et puis, le roi du com ironique est devenu un poto. Son blog déconne ne cache pas son jeu. L'intelligence de la répartie. Ce n'est pas pour rien que ce môssieur à le commentaire le mieux noté. Je suis jaloux !

10- Maniel. Un type qui sait se battre. Comment dire ? Une des raisons pour lesquelles je n'ai pas quitté Scoopeo, c'est qu'il était là, à se battre, sans faillir, intelligemment, sincèrement, sans arrière pensée, sans calcul, par amour du site.


Je reste sur Scoopeo mais je n'y poste plus rien. J'attends. J'attends qu'un nouvel équilibre se fasse sur le site qui créera un climat plus fraternel et serein. Actuellement, dès que l'on poste, c'est avec une arrière pensée. Les prises de bec sont incessantes et lassantes : on n'en voit pas le bout. Alors quand, après le boulot, on va sur Scoopeo et que l'on n'y trouve qu'un champ de bataille, c'est déplaisant. La rancœur s'installe. On devient différent de ce que l'on est d'habitude. A preuve, les mêmes gars avec qui on se mailloche sur Scoopeo sont des potos sur Blogasty. Va comprendre !

 

Next time > Googlesmell, Andreim, Ibrahim et ... et puis on verra bien.


Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 17:35
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Elle est grandiose, cette querelle Siné/Val qui fait les gorges chaudes de toute la presse. Ces deux gens-là sont des satyristes, ils se moquent à tour de bras des petitesses des autres, de leurs tabous et croyances. Et là, ils se tapent sur la gueule, sans vergogne. Remarquez, cela réflète bien ce qui se passe à gauche en ce moment faute de personnage tutélaire. On se querelle, on se chicore comme des poules dans un poulailler. Much ado about nothing, comme titrait Shakespeare !

Alors, le gotha de la poilade de gauche, arborant fièrement ses caricatures de Mahomet comme trophée, s'est scindé en deux, comme un ver. Le vieil anar octogénaire alcoolo contre l'ex chansonnier grosse tête qui n'a jamais fait rire personne.

C'est censé être drôle ?

Charlie hebdo vs Siné hebdo. La bête à deux hebdos.

Alors, je me suis penché sur le petit nouveau : du vent sur 8 pages. Rien. Des grosses signatures qui tournent en rond en se regardant le nombril : Onfray, Bedos, ... Je croyais me régaler de leurs billets : que nenni : un tissu vide au regard ahuri et sans aucune causticité, sinon contre le directeur de Charlie. Bref, ce canard est boîteux. Faute de politique éditoriale, de bases un peu saines, ce journal à deux balles est un vague bouillon mièvre et chaudasse. A éviter. Beurk.

Et même si je ne suis pas trop un adepte de Val, je garde Charlie.

 



Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 08:28
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Le film polémique vu au Festival du film américain de Deauville.


J'aurais dû me douter. Je ne me suis douté de rien, comme d'hab. Je ne suis pas méfiant.

On m'a appris après, que le réalisateur est sorti de la salle encadré par 6 gorilles pour le protéger. Parce que le film a fait polémique. Parce qu'il a été aussi fortement hué par pas mal, qu'applaudi par quelques uns. Et très fortement des deux côtés. J'avoue avoir voulu quitter la salle à plusieurs moments tant c'était difficile. Et le fait de ne l'avoir pas quitté, l'écran, des yeux, m'a autorisé à ne pas huer.

C'est un film impossible. Le plus impossible qu'il m'ait été donné de voir depuis...Salo de Pasolini, non que ce film-ci soit à la hauteur. Mais qu'il soit in-regardable. Même pas indécent : totalement in-regardable.

Alors, première réaction : pourquoi les gens qui l'ont hué et tenté de prendre à partie le réalisateur sont-ils restés jusqu‘au bout ?

J'avoue d'abord être entré dans la salle sans aucune info. Je n'ai pas regardé le programme, lu le scénario. C'est un festival : on est là comme des vers à avaler des films à la chaîne tels des fumeurs qui cherchent l'extase en une fuite impossible de l'accumulation... Donc, j'entre, m'assois, et me trouve face à l'objet filmique.

Le titre ?

The girl next door.

Au début du film, le sommeil me gagne, comme d'habitude. A voir 5 films par jour, le train-train s'installe vite. La cinéphilie s'abreuve ainsi d'un manque de jugement psychanalytique. Les films étant les névrosés, et vous, spectateur, le psychanalyste voyant les patients défiler.

Je m'assoupis donc, perdant le début, somnolant devant cette famille américaine typique. Le petit voisin tape l'incruste à cause de la jolie ado et de ses trois frères, camarades de jeux.

Et puis, un jeu :

La petite fille doit jouer à cache cache, les yeux bandés. Elle doit attraper les autres en leur lançant des pommes. Les yeux bandés. Ils appellent ça « The Game », le jeu. Fortement scénarisé, le jeu. Et puis la mère qui propose de la bière à ses enfants. La comédie américaine bizarre, en somme. Rien de bien méchant.

La petite fille a une sœur de 6 ans handicapée motrice, affublée d'attelles aux jambes. Elle se prend une fessée cul nu pour avoir soutenu sa sœur. 20 coups de bâton. On est mal à l'aise devant la méchanceté des cette marâtres.

Et puis, tout dégénère. Mais dégénère vraiment. Ne lisez pas la suite. Ce film ne sortira pas en France. Il circulera sur le net. C'est le partage de ceux qui dénoncent la méticulosité ravageuse de ce film à décrire les tortures par le menu et de ceux qui ont applaudi cette dénonciation de la torture familiale, du déchirement que connaît l'enfance sous le joug du silence.

Que dire maintenant ? Décrire ?

L'adolescente est dans une cave, attachée par des cordes qui lui tirent les bras. Elle doit avouer qu'elle éprouve du plaisir à se masturber. On la dénude. La caméra montre tout. Lentement. J'avais mal au cœur. Des gens sortaient de la salle. Je restai. Pourquoi ? J'étais pris entre ces deux envies de dire : 1-ce n'est pas un film. 2-ce film est courageux dans cette dénonciation froidement méticuleuse de la torture des enfants dans certaines familles.

Et puis, holà c'est insoutenable, elle est violée par un gamin de 15 ans, sous les yeux de sa mère et de ses frères et sœurs. C'est indigeste. Marquée au fer rouge. Putain, j'en pleure d'écrire ça. Excisée. Je ferme les yeux. Mourante, exangue.

C'est un film, ça ?

C'est quoi ce massacre ?

Je suis resté. J'ai honte.

Le réalisateur est sorti, encadré de solides vigiles, lui qui avait dit avant le film, qu'il était prêt à dialoguer, après.

J'ai honte. C'est de l'ordre de l'indicible que de voir ainsi torturer une adolescente.

Alors on dira que ce film n'existe pas, qu'il y a dénonciation et dénonciation.

Ou que ce film existe : la preuve, il a fait réagir fortement.

Et qu'est-ce qu'un film ?

La question est ici posée et n'a pas fini d'être résolue.

 


Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 20:58
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Je laisse mon blog de côté, cette semaine, Festival de Deauville oblige. C'est la 34ème édition cette année. Peu de stars.
Samuel L Jackson tout de même dimanche venu pour Lakeview Terrace un thriller angoissant de Noel la Butte que je ne saurais que trop vous conseiller d'aller voir. Titre français : "Harcelés". Un couple s'installe dans un quartier résidentiel de Los Angeles mais leur voisin, un flic noir, va leur faire regretter d'être venus. Un incroyable cescendo de haine va s'installer. Définitivement, LE film de ce premier week end. 
Mamma Mia, la comédie musicale d'Abba, à réserver aux fans. Comme la musique, c'est dégoulinant de mièvre sucrerie. Que fait Pierce Brosnan dans ce navire ? 
Max la Menace : lourd à digérer : un navet mal foutu qui fait sourire 3 ou 4 fois et qui plaira sans doute -et encore !- à des gamins de 10 ans. 
On attend de pied ferme la venue de Spike Lee mercredi avec son nouveau film. 

Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 08:21
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Dilemma, une vidéo impressionnante de sobriété sur le temps.


500 000 visites. Merci !!!



500 000, un demi-million de visiteurs uniques sur mon mini blog d'amateur de rien du tout. Quand j'ai commencé, il y a deux ans, je racontais ma vie, je parlais à 10 personnes. Je n'y connaissais rien en informatique (et je n'y connais toujours rien). J'ai eu, durant 6 mois, 20 visites par jour et, les bons jours, on ne sait pourquoi, 30, tout au plus.

Puis, j'ai acheté un nom de domaine. (Cela fait que vous êtes référencé sur Google.)

Puis, je me suis inscrit sur Scoopeo et Blogasty, faisant connaître mon blog.

La spirale a fait le reste. La spirale et mon éternelle hésitation entre le proche et le lointain, l'intime et le tout venant... L'envie d'arrêter, tout le temps. De ne pas me faire bouffer par l'addiction.

Mais bon : jour de fleurs n'est pas coutume. En deux ans, 500 000 visites et 1er sur Scoopeo, moi qui ne suis pas geek pour un sou, moi qui n'avais jamais fréquenté le moindre blog, ne connaissais personne, n'appartenais à aucune chapelle. (Sur Scoopeo je ne connaissais personne non plus, le parfait anonyme. Je n'ai, et ne fais jamais voter des bandes d'amis, j'en suis bien incapable)

On voit bien que personne ne me connaît, ce qui fait sans doute le charme du Web qu'on dit 2.0. C'est qu'ici, tout le monde à sa chance, j'en suis la preuve. J'ai prouvé qu'en 18 mois, béotien de première, on pouvait se faire connaître de la blogosphère.

500 000...mais, ce dont je suis le plus content, c'est l'éparpillement des pays : 159. Et quand je regarde les villes, je constate des fidélités. Des villes lointaines. Des gens inconnus. (Des bisous à vous.) C'est aussi le charme du web 2.0 que cette proximité lointaine.

On a dit que j'avais un blog laid, que je spammais, que j'avais des partis pris, que ceci et que cela. On dit tant de choses : peut-être est-ce aussi salutaire. Parce que je vais vous dire : je me suis remis en question plus d'une fois, assailli par l'ombre des doutes, de celle qui vous talonne sans cesse. Je dépérissais de voir des stats baisser inéluctablement certaines semaines. Je maugréais contre moi-même de ne mettre que d'ineptes vidéos les unes à la suite des autres, d'avoir un design « sécurité sociale », le bas de gamme d'Over Blog, alors que tous les gens environnants possédaient des sites superbement designés.

500 000, on ne va pas non plus en faire un fromage. C'est beaucoup et c'est peu. C'est 1/14 000 ème des habitants de la planète. (Cela veut dire que sur la planète vivent 14 000 fois un demi million d'individus, ça, ça donne le tournis). Donc, c'est peu, surtout. Pas grand-chose. Pas de quoi pavoiser, en somme. Et puis quand Laurence Ferrari parle, c'est tout de suite 10 millions de personnes qui l'écoutent. En même temps, eux. Quand Bush ou Ben Laden...c'est pire.

C'est un nombre rond, en tout cas. Rond et significatif. Si le web n'avait pas existé, je n'aurais jamais atteint cette petite vastitude : mon carnet intime serait resté à prendre la poussière sous mon lit. Personne n'aurait frôlé du regard mes élucubrations (personne ne se serait endormi en me lisant (hein, Hub ?)). Remarquez, ça n'aurait pas changé grand-chose à ma vie. Je reste et demeure anonyme. Vincentdidier est une étiquette, un p'tit truc dans la blogosphère.

Une crotte.

De bique.

1/7 000 000 000 ème de cette humanité.

Et de toute l'humanité, morts confondus, j'ai pas osé faire le calcul.


Bien, ben je crois que je vous ai dit que j'étais content. Rendez-vous est pris pour le millionième visiteur qui, tout comme toi, le 500 000 ème ne gagnera rien d'autre que le plaisir (ou pas) de me visiter.


Tchooz, my dear friends.




Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /Août /2008 20:39
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Blog streap tease

Professeur nu

Humour pompier

Chats Marrants

Araignée chameau

Voyeur


Je voulais faire un joli article qui référençait les requêtes Google qui menaient sur mon blog (Je suis sûr d'en avoir déjà pondu un mais je n'arrive pas à mettre la main dessus) parce que Patouille propose, sur le sien, de faire ça.

Je vais donc voir mes statistiques : pas grand-chose d'autre que le mois courant (voir ci-dessus). Mon compteur Yakino est en grève (semble-t-il).


Bon. On va donc faire avec le peu qu'on a en adoptant la démarche inverse. Je tape les mots clé sur Google et je vois où ça aboutit !


Blog streap tease : Pan ! je tombe sur Caledosphere ha ha ha !!!!

Professeur nu : Des cours particuliers particuliers !

Humour pompier (pourquoi les pompiers portent des bretelles rouges ?)

Chats marrants : Gigistudio et Koreus (au poil)

Araignée chameau : camel spider, c'est hoaxbuster qui est concerné, là

Voyeur : Arf, je ne vous dis pas la page !



Mais, si vous tapez Patouille, ça donne :

Patouille est un magazine mensuel édité par Mango Presse. Il s'adresse aux enfants âgés de 3 à 6 ans... LOL !!!


image hébergée par photomaniak.com

Mais, en attendant, regardez le com de François, il vaut le détour ...

Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /Août /2008 19:51
- Ecrire un commentaire - Publié dans : vincentdidier - Voir les 1 commentaires
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