Deux violoncelles qui se la surjouent. Déjà vu ici.
Il y a de l'électricité dans l'air. Le transgenre mérite toujours un détour de regard, mais un seul parce que tout ici est sur : surjoué, sufilmé,
surythmé, sur facturé. Cela plaît au bouseux que nous sommes qui sort les jours de marché, oreilles endimanchées et panier plein de produits crypto bios. Une fois rentré chez soi, on réécoute
bien différemment le Bach de Rostropovitch.
1. ABBA - Money Money Money 2. Coldplay - Cemetaries of London 3. The Clash - Rock the Casbah 4. Common - Play Your Cards Right 5. Podcast Tour of London 6. The Bravery - An Honest Mistake 7. Corrine Baily Ray - Seasons Change 8. Vangelis - Conquest of Paradise 9. Nadia Ali - Fine Print 10. Plastician - Japan 11. Rihanna - Disturbia 12. Beirut - Elephant Gun 13. Burial - Endorphin 14. Nine Inch Nails - Deep 15. Gospel Choir - You are Worthy of My Praise 16. Jimi Hendrix - Purple Haze 17. Danny Byrd - Ill Behaviour 18. Bruce Springsteen - Down to the River 19. Podcast Japanese 101 20. Katy Perry - Teenage Dream 21. Jay Z - Jigga that N***a 22. Disney's The Jungle Book - I Wanna Be Like You 23. Jessie J - Price Tag 24. Bonobo - Kota 25. Lady Gaga - Highway Unicorn 26. Vybz Kartel - All Out 27. Travis - Love Will Come Through 28. Black Eyed Peas - That's the Joint 29. Drake - Sooner Than Later 30. Fleet Foxes - The Shrine / An Argument 31. Kings of Convenience - I Don't Know What I Can Save You From
L'indolence du plan séquence où une caméra fureteuse promène sa langueur d'une fenêtre à l'autre, comme ça, sans heurt. Ouaté. Ce
continuum cotonneux enveloppe le regard de surprise en surprise vers une envolée lyrique soyeuse et groovy. Ce mantra brésilien dégouline ainsi, comme une rivière sonore, vers une fusion en une
mélopée enveloppante. Braziiiiiiil !
J'ai 16 ans. Toujours. Eternellement. J'aime le glam, sa fascination. Les tapis volants du rock progressif. Les disques qui
s'enroulent dans ma chambre d'ado, avec ses posters, sa mythologie, sa richesse si intérieure. Je m'en fous du jugement des autres, de ce qu'ils aiment ou pas. Je me fous de ce qui est bien ou
pas. des catégories. Du moment que j'aime. Et j'aime. J'ai 16 ans, et j'aurai toujours 16 ans avec ce genre de musique. "Cela sera fini avant même que tu saches que ça a commencé". Lautréamont,
ce désespoir si romantique. Cette peur de grandir en oubliant qu'on a été...un adolescent que ce genre de chose a ébloui. Ebloui pour l'éternité d'une courte vie.
Surfait, superficiellement virtuose, pompier et cheesy à souhait. Ce genre de musique qu'on n'écoute pas mais qu'on regarde,
comme une exception, une audace de mauvais goût dans laquelle on se déroule passionnément l'espace d"un instant. La lourde légèreté d'un feu d'artifice sonore, un fac similé de dream musique
grandiloquente et surlignée. Un délice écœurant de chantilly trop sucrée et lourde. Mais, à certains moments, c'est si bon qu'on ne va pas bouder, même si c'est encore Mozart qu'on
assassine.
Nos mondes éparpillés qui, lorsqu'ils se rassemblent, se disloquent. Nos mondes indifférents qui, lorsqu'ils se rejoignent s'anihilent. Nos univers
qui coexistent en un maintenant illusoire. Nos connaissances les uns des autres si allusives, si obviées. Nos solitaires errances qui s'étourdissent de se croiser et de se recroiser à l'infini.
Ces entrecroisements de vies me font penser à John Sayles, réalisateur américain qui tisse, plan à plan, des lignes de vies qui cohabitent sans même se voir, tramant un paysage social chamarré,
oscellé d'ignorances. Cette vidéo est belle qui rassemble tout en le diffractant, qui établit des liens en les coupant. Plus on zoome, moins on comprend le monde. Plus on butine, moins on
comprend les gens. Le dilemme onde contre particule, éternelle dualité du même et de l'autre en une danse finement chorégraphiée de catastrophes, de manques, et sacandée de mort.
Moby. Hello Future. Un concours de clips autour de trois titres. Celui-ci est, à mon sens,
un des meilleurs.
Le dernier LP de Metronomy, English Riviera est un des bijoux pop de l'année, mais seuls les acheteurs sur iTunes auront droit à ce titre : Tens Tens qui est une
pépite electro.
Discovery, le dernier album des Daft. Si..Si...Prélude à des rigolades de teufeurs qui préfèrent la mélodie au rythme techno.
C'était la fin des haricots. Homework fut remisé dans les tiroirs poussiéreux de l'avant. Une sorte de krautrock (crotte rock). On garda tout de même la ribambelle "Around the world" avec sa
niaiserie autocollante. Pour l'anecdote donc, ce faux orchestre avec ses chanteurs sans voix, fait du Daft, histoire de se taper l'incruste sur You Tube. Tube ? Comme quoi, nos deux parisiens
internationaux ont quand même pondu des hymnes, des anthems paraboliques jouables par des orchestres baltringues en quête de popularité transgenre. Une belle réussite ratée...ou l'inverse.
commentaires