60 000 photos mises bout à bout et -seulement- 9 600 ont été imprimées.
Musique : Just Keep on moving de Johannes Stankowski(pas trouvé sur You Tube, mais Lady Grey est une
aussi belle ballade.)
Cela sonne comme Wolf and Pig, le procédé est identique. Un petit pétillement créatif quand même avec ce
joli saut en parachute et cette mer aquarium. Pour ne rien vous gâcher, c'est signé Olympus. Parce qu'en effet, vu le prix des tirages, il vaut mieux avoir un sponsor argenté, quitte à le mettre
à la fin.
Un chef d'œuvre réalisé en un an (comme quoi, la folie, ça s'organise, et même : ça se pense) qui triture en nonstop motion les photos, les décadre, les anime,
les tripatouille à qui mieux mieux. C'est enlevé, ultra rapide, tout fou, horriblement bien troussé. On en ressort sans avoir rien compris ou quasi, mais on s'en fout tant on s'est pris une bonne
dose de speed-visuel. Le pitch : Sarah se venge de son mec.
Je suis allé voir sur Vimeo la litanie des louanges : de brilliant à impressionnant en passant par fantastic ! Mérité devant un tel travail fou de
photomontage sur une bande son abstraite, une telle suite d'effets photshop très travaillés.
Surface, c'est filmé sous une surface opaque et on finit par en avoir le torticolis alors qu'on regarde, comme d'habitude, horizontalement. Drôle d'effet. Comme
quoi notre cerveau a des rapprochements prédéfinis : regarder en l'air = douleur aux cervicales. De plus, vous allez finir par vous demander ce qui se passe au-dessus parce que, si on
commence simplement avec des petits objets et des aliments, quand les êtres humains entrent en scène (en fait, nous, le spectateur, on est placé direct sous les tréteaux), c'est là que tout
devient obscur. Pas mal pour un film transparent. Empoignade, piétinements, chutes, pas incohérents : le monde vu du dessous semble plutôt embrouillé. La frénésie gagne, la musique cahote et
percute, on peine à suivre ce foisonnant fourmillement, jusqu'à la chute finale, morbide.
Tout un western en papier ciselé sur les pages d'une partition. Un petit chef d'œuvre qui dénote, déroulant ses symboles de la légende de l'Ouest en une légèreté
papelarde. Musique un rien académique sur des silhouettes de papier qui vont s'emparer de votre admiration : rodéo, saloon, pistolets, cavalcades, French cancan, buffles...
Un court qui peut vous donner des idées, vous qui, j'en suis sûr aimez quelqu'un et l'aimerez toujours et que même c'est grâce à cet amour que les couleurs du monde
sont si jolies. Ce court ne va pas vous embarquer dans du spectaculaire collage de post it en stop motion. Que nenni.
Regardez-le et achetez un pack de ces petites vignettes pour surprendre votre amour ou vos amours en décorant votre appart de petites surprises : une fleur, un soleil, un sourire. L'amour c'est ça
: des petites attentions, des riens, des mini canailleries, des jolies choses jetées là comme par hasard. La musique si altièrement naïve va bien, en fin de compte avec ce sentiment : un mélange
d'ingénuité, de candeur, de souci de l'autre, d'attentions fines, de subtilité : tout ce dont est capable notre cœur vrombissant. Notre amour de 10 ans, toujours là, toujours aussi taquin et
entier, sans calcul. Simplement aimant.
Ce petit court, c'est mon post-it à moi dans votre ordi. partagez-le, aussi naïvement que vous l'avez goûté. la naïveté est une qualité si rare en ce moment. La spontanéité des petits plaisirs, de
ceux qui, rendant les autres heureux, vous reviennent en remerciements.
Tout cela vous paraît bien microscopique. C'est pourtant essentiel.
Des Post it et de l'animation en stop motion. Déjà vu ? Oui, sans doute ! Difficile d'innover.
C'est tout de même agréable à regarder avec cette musique de Royskopp (innover ?).
Ok, le gars n'a pris aucun risque.
Ce n'est guère original et la musique est rebattue (comme la terre) et aussi mes commentaires abscons, pensez-vous.
C'est moyen : 10/20. ne faisons pas la fine bouche : moyen, mais frais ; moyen, mais agréable ; moyen, tendance moyen/bon.
Comme vous êtes adeptes, voici le making of. Pour prendre le moins de risques, c'est la même musique nordique.
On tue le temps comme on peut. Notez ça sur un Post it.
This is my senior project at Savannah College of Art and Design. Where my idea comes from is that every time when I am busy, I feel that I am not fighting with my works, I am fighting with those
post-it notes and deadline. I manipulating the post-it notes to do pixel-like stop motion and there are some interactions between real actor and post-its.
Première technique, inoffensive : placer des matériaux, puis les balayer proprement : c'est sans douleur.
Seconde technique : peinturlurer, graffiter, tagguer, coloriser, divertir, détourner : c'est pervers.
Première mouture : saupoudrer d'un remix de Stereo Total tendance de Gainsbourg, relax baby be cool et on convoque des matériaux : sucre en
poudre, tomates, concombres, œufs et j'en passe...
Second coming : jouer les benêts infantiles, façon sleeveface, Kiki Picasso, caca boudin, scato bobo, et triturer le décor pour malaxer ses fantasmes arty (chauds).
Et si vous n'en avez pas assez, ce lien, proposé par
VéroniqueR via Twitter.
Rêves d'images, images de rêve. Univers parallèlement fantastiques. Citation de Stanley Kubrick : "No dream is ever just a dream."
Palimpsestes d'effrois mêlés de désirs, nos rêves. Parce qu'il y a une part en nous d'où le langage s'est absenté, comme un sous-sol ténébreux en deça des mots. Ces images nous la rendent bien,
cette banalité hors du commun qui fait de nous, chaque nuit, des créateurs de mondes, ivres et prolixes où tout s'entremêle de tout en d'obscures scènes dynamiques. Sans un mot.
Plongée dans l'univers d'Alice, au sens propre. Ce court me fait penser au Alice du tchèque Jan Švankmajer (extrait ci-dessous) un chef d'œuvre méconnu du cinéma d'animation. Deux registres totalament différents pour deux mêmes
visions d'une œuvre propice au cinéma d'animation. Les deux poésies se rejoignent dans le surréalisme magritien qui fourmille de juxtapositions hétéroclites et d'anamorphoses enchaînées. Deux
atmosphères différentes, mais les deux auteurs nous installent dans un confli intérieur fait d'un entremêlement d'attirance et de repoussements successifs. Tout vacille tout le temps vers de moins
en moins de sécurité, brisant notre idée du récit confortant. Décontenancer de plan en plan le spectateur. Destabiliser ses schémas narratifs.
Ces deux œuvres ont des impératifs disparates : l'un est un faire valoir du logiciel Adobe, l'autre un aboutissement d'une école de cinéma d'animation. mais par delà les époques, les façons de
faire, on ressent le même indicible sentiment de malaise. Car Alice est un livre malaisé.
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