C'est arrivé loin de chez nous.
Un collectif se met en scène dans un décor de papier.
This is it : le site.
Un décor de carton pastel avec des personnages réels. La mécanique s'enclenche. Du Magritte surréaliste, et insensé. Performance originale, enfantine presque. Sur le site, cliquez sur les images pour retrouver les différentes pièces du décor : ce crayon géant, ce marteau, ce paquet de cigarettes, ce piège à souris.ce big mac...En tout, sept scènes qui s'entremêlent dans un animisme délirant.
Circonvolutions d'images (ne vous laissez pas hypnotiser)
Instabilités du paysage.
Je vais m'aventurer sur un terrain glissant d'employer le mot kaleidoscope alors que ce n'en n'est pas un, mais le langage est amoureux de la métaphore, c'est son anamorphose à lui.
De courts expérimentaux sur ce blog, il n'y en a pas assez alors que, souvent, je joue d'un oxymoron langagier entre du tout venant et une écriture indéchiffrable.
Partant du postulat que l'internaute est un homme pressé, donc frileux qui suçote le mainstream du vite consommé, vite partagé, vite oublié, j'en ai oublié la notion de contre courant, de difficulté, d'élitisme. Tout le monde ne lit pas Art Press iou les Cahiers du Cinéma et c'est tant mieux. Leur diffusion est confidentielle.
Il faut donc accepter le risque de rebuter.
Un court expérimental, mais expérimentez-le, c'est une pépite (encore la métonymie), un algorithme entre une technique spéciale et un palimpseste sonore. Etourdissement maîtrisé.
Tilt Shift ou maquette ?
Il est une rue, à Munich, où l'on peut graffiter légalement en tout tranquillité, c'est Tumblinger straße.
On peut voir des œuvres ici ou ici en vidéo.
Si le graffiti enlaidit par ses kilomètres de sinistres brouillons nocturnes et ses rémanences de signes cabalistiques souvent torchonnés, par sa violence visuelle, sa délinquance de paysage, l'art du graph qui émerge de temps à autre grâce à quelques génies basquiens ou quelques techniciens de la bombe a acquis des lettres de noblesse.
C'est donc un jazz visuel qui vibrionne sur certains murs, détournant l'invisibilité de la ville par un charisme coloré et pop. L'art de la rue plutôt que l'art dans la rue.
Passés au Karscher par certains discours de pouvoir ces œuvres parasites qui charbonnent les colères de la banlieue sur les trains et les maisons, les écoles et les camions sont ici mises en papier glacé et chatoient d'appâts rutilants. Des arbres qui cachent l'incendie de forêt.





Blu est connu pour ses graf’s vivants qui animent les murs. Il s’est associé ici avec David Ellis pour animer, non pas un mur, mais un quartier en utilisant plusieurs procédés. Tantôt, l’animation vit sa vie, tantôt on voit le travail du graphiste. Le quartier entier devient une œuvre d’art par cette performance. Un stop motion qui donne le tournis : s’allient la créativité de Blu aux peintures colorées de David Ellis.
Afin d’en prendre plein les yeux, pour vous éviter de rembobiner, la vidéo est montrée ici deux fois.
Style très florissant, le mapping vidéo réinterprète l'architecture comme une scène, une aire de jeux de lumière. L'architecture, mais aussi les scènes, les jets d'eau, les dancefloors. Le virtuel animé vient invectiver les façades, enturbanner les immeubles, redéfinir notre regard urbain. Graffitis éphémères, animations ou la forme se joue du fond, dessins animés qui ressuscitent la grave posture de monuments, espièglerie des cascades lumineuses viennent chatouiller des demeures si silencieuses. Revitaliser la matière inerte en la caressant d'une caracolante créativité dansante, voilà l'objet du mapping.
Cette vidéo séquencée en montre les diverses possibilités : de l'abstrait au coquin, la palette est large.
Le bâtiment est modélisé, scanné. Un ordinateur gérera ensuite les différents vidéo projecteurs qui mitrailleront de photons les surfaces. Aux imaginations artistes de jouer la partie.
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