Un clip en stop motion avec des crayons de couleur.
Nos premières amours, hein, les crayons de couleurs qui firent de nous des artistes malhabiles et prolixes à gribouiller des coloriages et autres
feuiiles blanches. Un simple objet en bois que l'ennui nous faisait mordiller parfois et qui rétrécissait au fure et à mesure qu'on le taillait. Alternance de bouts pointus et arrondis jusqu'à ce
moignon de 3 centimètres de long qui dépassait à peine des doigts. Et la boite se remplissait avec des crayons de différentes tailles que nous rangions soit du plus clair au plus foncé, soit par
ordre de grandeur. Des concours d'épluchures les faisait rétrécir trop rapidenent. Qui ne s'est pas vanté d'avoir fait une grande spirale avec son taille-crayon ?
Les crayons de couleur sont intimement liés à l'enfance et, sous notre mince couche d'adulte, la sensation est intacte, revivifiée par ce clip
joliment coloré.
1. Do Wah Diddy Diddy (Dum Diddy Do) - Manfred Mann 2. Brown Eyed Girl - Van Morrison 3. Hey Jude - The Beatles 4. The Boxer - Simon &
Garfunkel 5. My Cherie Amour - Stevie Wonder 6. Na Na Hey Hey Kiss Him Goodbye - Steam 7. Killing me Softly with his song- Roberta Flack 8. Crocodile Rock - Elton John 9. Piano Man - Billy Joel
10. Goodbye Yellow Brick Road - Elton John 11. Uptown Girl - Billy Joel 12. Wanna Be Startin' Somethin' - Michael Jackson Kiss from a Rose - Seal. 14. MMMbop - Hanson 15. Semi-charmed Life
- Third Eye Blind 16. Getting Jiggy with it - Will Smith 17. All the Small Things - Blink 182 18. Blue (Da Ba Dee) - Eiffel-65 19. Can't get you out of my Head - Kylie Minogue 20. Bubble toes -
Jack Johnson 21. Without Me - Eminem 22. Rich Girl - Gwen Stefani 23. Dragostea Din Tei - O-Zone 24. So What - Pink Hope
De Smooth Criminal à Star Wars, une débauche d'effets spéciaux signés Buckethead, d'où la tronche. Le seau, je veux dire. Le sceau
de la virtuosité en fait. C'est un songe creux à la Satriani, un rêve aphrodisiaque de Guitar Hero. N'est pas Hendrix qui veut. Manque une âme donc. A force de s'échiner sur son manche, force de
l'astiquer (???) il surjoue dans son ciel sans nuage de divinité de la guitare. C'est toc, mais on aime quand même. "Trop de notes" disait Salieri à Mozart dans le film de Forman. Trop de notes
tue, surtout les oreilles en allumant les yeux du spectateur qui passait par là par hasard.
J'ai besoin de rien. ce qui n'est pas : je n'ai besoin de rien. Nuance. Vacuité et pour ça, va cuiter. L'alcool aide, souvent,
quand on a besoin de rien, de vide, de silence, de solitude. Les disques aident aussi, de ceux aux belles pochettes que nos générations insupportables (sic) ne connaissent plus, sinon sous le
mode "collector". Ce n'était pas un objet culte mais une parenthèse de plaisir qu'on manipulait et qu'il fallait rebooter toutes les 20 minutes. Nettoyer aussi. Trier, ranger, empiler, fureter,
sillonner.
Ode à la pochette (surprise) par ce détournement de quelques chefs d'œuvre plus ou moins connus, plus ou moins inventés. Balade
dans les bacs de ces trop rares magasins de disques qui se transforment en antiquaires tout doucement. Tirages très limités. La culture musicale se diffuse, se dématérialise, comme on dit, en
rendant invisible ce par quoi nous, nous la convoitions avec des yeux d'enfant, l'associant à un bonheur visuel et manipulatoire si joliment fétichiste.
Des gens vont aimer, bien sûr. Grosse prod de quartier (même pas latin). Ne vous foutez pas de ceux qui écoutent ça dans leurs
caravanes au camping, et en boucle. Mais bien de ceux (dont moi ?) qui gaussent. Le milieu de chanteurs amateurs qu'on canade trop facilement, c'est le bowling You Tube. On fait du buzz sur le
second degré, tandis que les Skyblogs tatanent le premier avec des millions de vues. Mais les plans sur les fesses, quand même ! C'est insane ! Donc ça plaît 1/ au pleupleu de base 2/ au
canardeur rigolard. Bref, consensus. Le chanson française se clochardise ? Non, cela a toujours été comme ça. C'est la diffusion qui fait le larron. Enlevez le professionnalisme amateur du
monsieur et faites-le entrer dans une prod bidouillée style Mike Brant ou C Jérôme et vous aurez du lourd. Quoi, c'en est déjà ? Bon, c'est trop. Je retourne écouter les Inconnus.
Les Rois de la Suède - "Les chanteurs qui dérangent" : chanson humanitaire, clip réalisé par Olivesimon, avec par ordre d'apparition (et quasiment
par ordre de mérite) : Didier Super, Christophe Alévèque, Didier Wampas et La Chanson du Dimanche. Merci pour leurs aimables et inestimables participations.
Trois personnages. Trois mondes d'objets. Trois vignettes sonores.
The series Object Oriented is a specially commissioned work created for MINI for the IAA 2011. The hidden music of
objects is made perceptible by means of an alchemical transformation which occurs in videomusical time. The resulting rhythms and harmonies allow us to experience our surroundings with a newly
heightened appreciation for the audiovisual dynamics of the world around us. Curated by Meiré und Meiré.
Une fanfare, ce sont donc des fanfarons et aussi...une choré. C'est sautillant, scintillant et pour qui n'aime pas ce genre de musique, on peut dire
que de temps en temps elle fanfaronne.
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