Rhapsodie visuelle.
Radiolab, le site.
Vignettes collées, sans suite ou avec. Cherchez bien la liaison, des fois il y en a une, ou pas. De toute façon, il y en a tout de même une, puisque c’est vous qui
la faites.
Quand elle manque d’évidence, vous cherchez, rembobinant, ce qui vous aurait échappé, le point commun ou la distorsion. D’autre fois, c’est le plan qui vous éblouit,
vous fait sourire et là, vous perdez le fil. Vous êtes dispersé entre une recherche d’unité et le plaisir futile de l’instant. Grand écart perpétuel entre les yeux et le concept et désarroi
devant les effets sans cause. Sans doute, des fois un grand souffle traverse plusieurs plans qui, tel un aimant, attire à lui le sens et votre intelligence est réconfortée : vous comprenez
l’intention, vous fluidifiez l ‘hétéroclite. Mais peut-être aussi, le côté rhapsodique vous décontenance. Si on devait comparer ce court à une misique, ce serait le jazz, sans aucun doute :
un heureux mélange de lignes mélodiques entrecroisées et hiérarchisées, alliée à de brillantes improvisations, des breaks saugrenus, des emballements éphémères, des distorsions acides ou sucrées.
Car le jazz réclame autant de l’auditeur que du musicien qui est un alliage en perpétuel déséquilibre entre le simple et le divers, le rectiligne et le bordel, l’agréable et l’acide.
La poésie est un jeu dont vous êtes le héros.
Du saugrenu foisonnant d'idées
Petit chef d'œuvre signé Julien Vallée
Musique : Like Elliot Did (Canada)
ImPRESSIONnant !
Certaines pubs sont des pépites, au sommet du foisonnement, et qui se distinguent comme telles. Elles sont distinguées, donc. Celle-ci en fait partie qui offre un travelling vertical vers le haut sur le processus de la fabrication de la bière. des enfers du centre de la terre (visitez donc une brasserie !) vers le ciel étoilé.
La bière est la boisson la plus répandue au monde. de Lima à Pékin, de New York à Tachkent (pourquoi je dis ces villes, précisément ?) elle est omniprésidente de nos soifs. "La premère gorgée de bière" est une des clés du bonheur. La deuxième aussi, sans doute. Tout un trousseau.
Bref, vous l'avez compris, vous avez sous les yeux une pépite.
Les 15 dernières minutes du match de coupe du monde France-Allemagne en 1982 à Séville. Tournées par Pied la Biche dans
Villeurbanne (69, Fr). Chaque scène est reconstituée avec précision : joueurs, positions, gestes.
La bande son est un mélange des commentaires originaux et de paroles de spectateurs présents durant le tournage.
En même temps que la politique, le football devient people. Une joyeuseté dramatique aussi rebondissante que si elle avait été scénarisée par Endemol. Pour l'Equipe de France 2010, cette coupe du monde ressemble à un mauvais Koh Lanta. Nos athlètes modernes sont devenus des dieux mous et fainéants dans une réclusion autiste qui fait penser au ciel mythologique des dieux grecs. Mais ce sont es dieux au (du) stade de la régression fantasmée.
Tuer le père le jour de sa fête relève d'un sacrifice expiatoire fortement symbolique. Chronos en a jeté son instrument par delà le temps. Que va-t-il donc se passer ? Sans doute un blanc va s'instaurer dans cette équipe colorée et matoise. Souvenez-vous que la lumière était venue de lui, au mondial 98.
D'avoir une scandance héroïque qu'on ne peut égaler tue l'effort en donnant une bof génération aquoibontiste et vénale. Les enfants hédonistes de 68 n'avaient-ils pas vécu la même chose au regard de leurs parents résistants et héros de guerre. On entre dans l'histoire comme on peut.
Ils ont donc tué le père.
Cette vidéo est culte, tout comme cette scène des penalties. L'attention navigue de gauche à droite, du mythe à l'adoration à en donner le tournis.
Un petit lien rigolo : parodie de la page Facebook de l'équipe de France
Et un autre : Les Unes de la presse aujourd'hui !
Fin des lipdubs, place aux monteurs (d'ours)
Déjà vu ? Oui,mais...non !
Le lipdub, c'est du passé lointain déjà. Les flashmobs se sont transformés en messes apéritives géantes où rien ne se passe que le vide d'avoir été là en même temps. Le web 2.0 court après le réel qui se dilue au fur et à mesure qu'il avance.
Créer des liens, ça tient souvent du miroir aux alouettes, un faux mé-tissage. Au milieu de la toile il y a une araignée quand même, un grand trou noir phobique asocial, lui.
Pas pour rien que le jouet internet fasse peur à la police et aux attardés télévisuels que nous sommes restés. Parce qu'avec le web, le réel n'existe plus, il se dilue en mille chemins épars. On n'a donc de cesse de réunifier les morceaux diffractés de cet étonnant miroir qui reflète en disloquant.
L'espace social ainsi proposé est une place vide qu'il s'agit de remplir avec des signes : la danse, le verre à la main, la chorégraphie des foules. C'est une messe sans dieu, sans ordonnateur, sans message. Du nihilisme chamarré.
Cette vidéo habile montre bien toute l'harmonie préétablie qu'il faut pour donner l'illusion d'un rassemblement.
Un clip très original.
Réalisé par les Suisses d'Equipo, ce superbe clip pour le groupe du même pays Five Years Older : Myspace. Facebook.
Le train arrive dans une cité en une danse d'images de synthèse en noir et blanc qui se transforment sans cesse. Cela parle de train, de ville, de femme dans une exubérance picturale où l'œil n'a rien pour se fixer que ces incessantes métamorphoses (c'est sans doute lassant sur la longueur, à vous de juger).
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