La petite dame qui a du peps à revendre virevolte à 74 ans. Bon, elle ne sait pas trop quoi faire (en profite pour s'éclipser) quand il y a un break), comme
beaucoup de monde, du reste (c'est d'ailleurs pourquoi la progressive trance n'a jamais traversé la Manche avec ses breaks monstrueux, c'est bien dommage).
C'est tout de même, avec un peu de recul, un régal de voir comment la techno music a progressé dans les esprits qui était réservée à une élite , il y a 15 ans de ça. Daft Punk, en France, y est
pour quelque chose, sans doute. Il y faut un symbole.
Cette petite mémé qui parade est aussi tout un symbole, signe que la hype n'est jamais redescendue comme le craignait Jeff Mills au début, signe que l'électro, devenue massive, perdure et produit
encore tout un tas de pépites underground.
Bref, vous l'avez compris, j'adore cette image car elle est sans arrière pensée, sans calcul, bon enfant.
Un flashmob de plus, un. Que dire d'autre, sinon que la musique est insipide, c'est dommage ; un flashmob suédé, donc, par BouncE, un collectif suédois de street
dancers qui tente ainsi de se vendre. Car ça se vend, l'événementiel. Acheter un flashmob est tendance. le but du jeu, vous l'avez compris, n'étant pas d'étonner les quelques passants qui se
trouvaient par hasard sur le tournage (parce que, vous l'aurez compris aussi, c'est un fake flashmob) mais de vous faire dodeliner de la tête en vous disant que c'est très bien fait.
C'est très bien fait, en effet, cette mise en abyme. manque quand même le peps d'une musique bien prenante. n'est pas Michael jackson qui veut. On le voit bien là.
Sur la musique de Chris Brown "Forever" (clip), Our Wedding Entrance (Le site officiel, s'il
vous plaît), si ça ne vous donne pas envie de danser, ça ! Si ça ne vous donne pas envie d'y être ça !
Spectaculaire non ?
Et, comme il se doit : la parodie, l'écho, la réverbération...pour une fois aussi marrante que l'original. C'est la musique qui fait ça ?
Un divorce poids lourd.
Un mythe incarne une époque, qu'on le veuille ou non. Mythe, en ce qu'il ouvre un champ d'interprétations contradictoires sur l'époque. Se déploient des attitudes diverses qui vont de la feinte
indifférence à la passion la plus fétichiste. Michael Jackson était un personnage contrasté, alternant le spectaculaire et le malaise d'exister. Et notre époque, c'est bien ça, non ?
Quant à définir ce qui est populaire, comme ça, en un claquement de doigt, bien malin qui s'y oserait. La presse people montre bien que le populaire se marie au passionnel, que les icônes
modernes sont traversées d'événements malheureux et tragiques.
Mais alors, à devenir mondialement connu, il faut actuellement chanter et danser...et mourir aussi, le tout, nimbé de mystères et de fausses/vraies vérités accusatrices. A star is born, que le
spectacle continue...
Une leçon ? Un choc ! Un coup de poing poétique dans la gueule. Beau à pleurer parce que sincère.
David Toole est danseur, comme vous pouvez le voir sur cette vidéo (en entier ici), dont le titre est : "le coût de la vie". Danseur, sans
jambes. Et nous, médusés, de regarder cette rencontre d'une ballerine et d'une belle âme de danseur. Médusés et attendris. Médusés et anéantis. Sonnés par la poésie qui se dégage de cette danse
inédite et étrange.
C'est prévisible, certes ; il y a de l'effet dans cette vidéo. mais ce gars danse comme un oiseau dont il a la sereine grâce : il dégage une aura singulière, divine, si j'ose dire. Ou plutôt
humaine, si tant est que de surmonter son handicap de cette façon, de cette façon de vivre, de se mouvoir, d'émouvoir incarne l'humain en ce qu'il a de divin, c'est-à-dire d'exemplaire.
Chapeau bas, monsieur david Toole.
Beyonce dans mon blog ? Ben oui et ben non. C'est un flashmob danse pour annoncer un concert, du street marketing en grand.
You Tube est la rampe de lancement des performances de rue. heureux les quelques passants qui se trouvaient là par hasard.
Mais le but, c'est le 1 000 000 de fois que ce clip sera vu. Et c'est bien vu.
On devrait me payer pour le mettre sur mon blog, cet objet visuel normalement invendable.
Mais, le biais de la nouvelle tendance publicitaire qu'on dit "virale", c'est l'envie de faire partager une découverte insolite.
Le moyen, c'est l'homothétie avec les vidéos buzz non intentionnelles.
Exemple : je filme un ballet de marchands qui décanille à l'arrivée d'un train en Thaïlande. C'est exotique et inhabituel.
Je poste, la vidéo, elle circule. Au bout du compte 1 000 000 de fois vue.
Donc l'homothétie consiste à se dire : qu'est ce qui est mainstream sur You Tube ?
Les flashmobs. Et les blogueurs aiment diffuser ça. Le twitteux, relayer. Les facebookeux, façader.
Et hop ! le tour est joué !
C'est rigolo, la vieille SF, à défaut d'être traumatisant. On se dit que, dans notre malheur, on a échappé à pas mal de trucs épouvantables. Cette danse un tantinet efféminée, par exemple, dans ce
vieux film de science fiction allemand,c'est de l'uchronie, heureusement. L'uchronie ? Oui, cet art d'imaginer le passé s'il s'était passé différemment, comme dans le dernier roman de Philip Roth
"The Plot against America".
Bon, j'élucubre, mais vous allez bien rire en voyant ces divers mouvements de danse. Remarquez bien qu'on a honteusement exporté la tecktonic, la danse universelle des gamins de dix ans (notre
pauvre techno franchouille en a pris un sacré coup de lune, du reste :()
Mais les films de SF vintages sont, dans leur approche bien vieillotte du futur, l'exacerbation de ce qu'on fait à l'époque.
Bah, dis donc, Didier, tu t'es bien fendu de tes platitudes dans ce texte !
Ben oui, comme d'hab, non ?
Oui, mais là, c'est carrément gnan gnan, ce qui tu as dit au-dessus.
Bof, je suis uchrionique mondain, à mes heures. les vieilleries, que veux-tu. A défaut d'être atrabilaire.
Mfff, je sens que tu vas le devenir, mon Didier, et ce ne sera pas de l'ucrhronie dansante.
...
Techtonique...on croit rêver. Tiens, je vais aller me mater Brasil, c'était déjà une parodie des films SF vintages de série B.
Un flash mob comédie musicale à Anvers (Belgique) qui donne des fourmis dans le jambes.
Julie Andrews et son "Do Re Mi" de l'âge d'or des comédies musicales vont animer en folle danse le hall de la gare.
Cet air de 1959, tiré d'un spectacle intitulé "The sound of music" va inonder quelques instants la gare belge.
Une vidéo amateur ici.
Danse en apesanteur, ce Glow ine the Dark dance, aussi je ne vais pas m'appesantir sur ces danseurs/guignols négatifs qui vont léviter sur une musique de Daft
Punk. Tout est manipulé dans le noir, me direz-vous, un peu comme l'affiche du parrain. Danse machines.
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