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Cela ne mène-t-il à rien ?

Ce qui est intéressant à propos de ce dessin, ce sont les lectures antagonistes qu'on peut en faire en un curieux entrecroisement entre frustration et satisfaction. L'escarpé s'oppose au lisse. On peut faire glisser tous les concepts liés à un des deux espaces sur l'autre et c'est l'essence de l'interprétation de pouvoir dire tout et son contraire. L'un, par exemple, va voir la liberté dans cet espace lisse et ouvert tandis que l'autre va la voir dans l'escarpement des chemins différents offerts par échelles et escaliers. L'un va voir la frustration de cet espace lisse où rien n'apparaît, l'autre dans la difficulté de lecture de ces chemins qui ne mènent nulle part.

S'il y a un dessin travaillé d'escarpements, pourquoi tout cet espace vide ne renvoyant à rien ? Ceci n'est qu'une lecture possible. On peut penser, à rebours, à la futilité des possibles sachant qu'ils mènent à quelque chose qui (ne) ressemble à rien. Ce dessin est une parabole et une aporie, un plein trop vide et un vide trop plein. Le sens s'y glisse partout comme du sable. On  ne peut pas rester indifférent. Un discours s'y inaugure, à savoir une signification, un cheminement pensé ou intuitif. Cette polysémie, c'est ce qui fait que la pensée s'est éveillée chez Platon par exemple.

Tag(s) : #art, #dessin

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