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pré-textes

 Pousse-toi Mickette, que je puisse écrire...

 Un Blog c 'est bien.

C'est une grosse peluche tout joufflue qu'on peut manipuler à longueur de temps.

Grosse mécanique insensée qu'on peut monter et démonter dans tous les sens, elle fonctionne tout le temps.

Un blog, ça passe le temps et des fois ça en prend trop. Hein ! Ma grosse peluche.

Un blog, c'est ridicule et sérieux. Comme une peluche. C'est un désir profond d'écrivain raté, de poète raté, de représentant raté de soi-même, de journaliste raté....

C'est ridicule, car c'est vain.

C'est sérieux, car c'est vain.

 

Allez-y comprendre quelque chose, vous.

Et je crois qu'il y a beaucoup plus d'éditeurs de blogs que de lecteurs.

La plupart des blogs sont assez rasoirs et répétitifs. Comme une montagne désorganisée d'ours en peluche, un vide-grenier gigantesque de nounours décatis. On ne parle qu'à soi-même en dorlotant son nounours.

Dans quelques années, cette éphémère régression aura laissé place à un gros nounours géant que tout le monde manipulera en même temps. T'as vu le délire !!!!

Un blog, est-ce aussi une poupée russe ? demande un lecteur.

Certes,certes. Mais ça n'a pas le moelleux de la peluche, sa texture douce et molle. Une poupée russe,non !

Un blog, est-ce que ce ne pourrait pas être un Légo, Professeur.

D'abord je ne suis pas professeur et je dis ensuite certes certes. Mais si ça peut avoir la pluralité des manipulations, c'est toujours en vue de fabriquer quelque chose. Un blog peut ne ressembler qu'à une peluche.

La peluche est : un chat, un chien, un ours, un gremlin, un tigre (hein Gargamel), un dinosaure. Tout animal ou être que vous désirez.

Et, professeur, un blog qui traîte de peluches, c'est quoi ?

Je ne suis pas professeur. Et tu vas la prendre, ma paluche...

J'arrête là, car je crois que je déblogue !

Un petit plus pour les littéraires : c'est Diderot qui a inventé les blogs. Relisez donc Jacques le Fataliste et vous verrez....

GRrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr


Samedi 23 septembre 2006 6 23 /09 /Sep /2006 17:27
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                                                      Ma plage privée
  Je me promène souvent seul dans Trouville, balade habituelle et toujours nostalgique et rituelle. C'est Ma ville, j'y suis né, j'y ai grandi, je l'ai quittée, snobée, et je m'y suis réinstallé, passant transitoire, tel Fabrice effleurant sa grande bataille. Je suis un nostalgique de ce qui est, de ce que j'ai sous les yeux : déambuler de la plage au quai, de la Corniche à Callenville, des vagues faubourgs touquais à la Place du Pont m'émeut toujours, comme si ces paysages étaient révolus et que je les rêvais tout en sachant leur réalité. Sentiment trouble et secrètement jubilatoire de se dire qu'on est là, à cet instant précis, et au même moment, à l'infini du temps de ce que l'on a vécu. Et que tous les passants actuels, insouciants et pressés ne peuvent rien partager de cette distance, de cette mélancolie. C'est pas facile à dire, à expliquer... Ces maisons tassées de la rue Guillaume, de la rue des Bains résonnent encore des jeux de mon enfance. Cela fait vieux gâteux d'écrire cela, mais je suis un vieux gâteux. Et mes sentiments s'épaississent, se patinent, bref, mûrissent.
 
Ma villle, ma belle, belle ville! Je ne cherche pas à faire le beau par cet écrit. C'est sincère. Je suis un amoureux écorché.
 
Je connais peu de gens à Trouville, peu de figures locales ( Y en a-t-il encore beaucoup ?). Je vous le dis : je suis le Fabrice de La Chartreuse, je passe dans une immense bataille napoléonienne sans rien voir. Je connais très mal l'histoire de Trouville, je m'en fous un peu. J'ai en mémoire quelques cartes postales anciennes de l'ancien village de pêcheurs. C'est tout. Cela ne m'évoque rien, ne me fait pas vibrer comme la mer en automne, le quai à marée basse, les fantasques villas, "les volets roulants tous descendus".Entre la connaissance et l'émotion, j'ai tranché. Tout connaître de ma ville ne m'apporterait rien, n'enrichirait pas mes émotions. Et je crois que quand on aime profondément quelqu'un ou quelque chose, le piège est souvent de faire le fort, de prétendre, de vouloir tout connaître, tout maîtriser, il faut laisser une part d'ombre... Mon propos s'écarte des rues de Trouville !
 
 Quand je me promène, j'ai toujours l'impression que je suis un étranger. Quelques visages connus croisés, et encore, cela dépend des jours. Ceux qu'on appelle, fièrement,des vrais trouvillais, comme on dirait des poulets élevés en plein air ! Mais c'est justement cette impression-là qui est la bonne. Cette fameuse part d'ombre, ce célèbre naïf de Fabrice, le fait de n'être même pas reconnu au milieu de son propre château. Trouville, c'est ma plage... ma plage privée. Je la prête, je la prête seulement à tous ces quidams, ces mouettes rieuses, ces crabes cabotins du front de mer. c'est mon enfance, mon pré carré. Essuyez-vous la mémoire avant de piétiner, bande d'inconscients ! Immigrés !!!!
 
C'est mon idéal, mais je l'ai déjà dit, comme dans tout amour fort, un nuancier de brisures, d'incertitudes, de jalousie, d'infidélités décrit le territoire marécageux de mes balades trouvillaises.
La nostalgie n'est pas un sentiment uniforme, homogène. Je devrais plutôt dire : les bouffées de nostalgie. Parce que quand je déambule dans Paris ou Prague ou Le Caire ou même Lisieux et Pont l'Evêque, j'ai un peu honte de le dire, mais j'éprouve un plaisir immense à découvrir, sentir, me remémorer, admirer, me laisser séduire et plein d'autres verbes du même genre : féminin. Et surtout, d'être anonyme, grain de sable. Grain de sable ! Regardez, rien que cette comparaison vous dit tout : une ville natale, c'est une mère. C'est votre génétique, votre génome. Et je comprends les habitants de Dresde, de Varsovie, de Gdansk qui ont tout reconstruit, à l'identique, pierre à pierre, après la guerre et qui n'ont pas fini, et qui ne finiront sans doute jamais. On ne peut pas faire le deuil de sa mère. Jamais.
 
Voilà que je compare ma ville à ma mère. Que de points communs ! Je vais pas tout vous mâcher, je suis pas un écrivain. Arrêtez ici de lire et réfléchissez. Peut-être que l'on peut dire la même chose d'un pays, d'une région. Heidegger a pas mal cogité là-dessus. Heimat. Justement, moi, je dis le contraire. Ma ville ne me plaît que quand elle se la joue "Belle indifférente". Là, je suis à ses pieds. Elle m'a engendré. Elle m'a laissé ma liberté. Je l'aime. Elle ignore cet amour, car enfin, soyons raisonnable, une ville, ça n'existe pas ! Ce n'est pas un être vivant. C'est une vision de l'esprit - expression bizarre. Donc je vais tout recommencer comme Platon, jamais satisfait . Et je ne veux pas l'être.
 
    Il faudrait que vous veniez me voir, qu'on boive quelque chose ensemble et qu'on discute et même qu'à la limite, on se balade, mais sans trop bouger, comme des petits vieux. Cela dépend de quel âge vous avez et du temps que vous avez à me consacrer. D'abord la plage. C'est mon éblouissement. D'abord et surtout elle. Par tous temps, toutes mers, toutes saisons, la nuit, le jour, la pluie, la tempête, Marguerite Duras, Gustave Flaubert. C'est mon kif, ma vibe, les milliards de milliards d'atomes de ma mémoire. On irait là. Je ne vous dirai pas grand chose : je ne sais pas parler. Je sais partager. On écouterait. Au loin... la bataille.... cet immense champ..."La mer n'existe pas, il faudrait l'inventer"...

     Et la côte. Que je n'ai jamais vue quand j'étais môme, mais qui, m'a inondée de souvenirs.

Rohmer, beaucoup plus que Lelouch. Pauline à la plage, Le rayon vert. Je comprends que le moindre touriste y vienne, s'y vautre. C'est de la magie, pure. Mes mots ne diront jamais. Toute côte, sauvage ou urbanisée est ...(je n'ai pas trouvé de mot, désolé, je vous l'avais dit, je suis pas écrivain !). D'ailleurs, je pense, peut-être j'ai tort, je ne sais pas trop : tout ce qui vous a indifféré quand vous aviez, disons, moins de quinze ans, tout ce qui vous a tissé, sculpté, potelé, marqué, tout ce dont vous êtes enseveli , ressurgit bien malgré vous et ce que vous croyez montrer aux autres, dans votre identité est méprisable. Heimat. Trouville, c'est ma plage privée. Qu'est-ce que vous foutez là ? Ce sont mes villas, mes planches, mes tempêtes. MON AMOUR. Et je vais réutiliser un concept dont je me suis déjà servi au-dessus : il ne faut pas se targuer d'être d'une région, d'un bled. C'est mépriser les autres. Mes sentiments sont, comme vous, souvent mêlés, parce que jamais réfléchis. Comme pas mal de sentiments. Et à quoi bon !Mais ma ville n'est mienne que parce qu'elle vit en dehors de moi.
 
    C'est pourquoi j'y retourne sans cesse. La plage, les planches, le casino, les ruelles, les escaliers. Des contrastes. La jetée, le pont, le quai et la poissonnerie. Des unités. Les brasseries, les boutiques obscures, les hauteurs calmes, les frontières indécises entre les quartiers. Des perplexités. Les quartiers secrets l'hiver, les nuées estivales, les quartiers sociaux de mon enfance. Des incertitudes. Et la mer : mon éternel éblouissement. Elle aussi, sans arrêt changeante, telle ma mémoire et pourtant....
 
    La mer, le mère, c'est facile. Trouville, ville nourricière, ville mer. C'est pour moi inactuel. Structurant. Il y aura toujours un point aveugle, une part d'incompréhension. Quelle saveur que ce décalage. Se sentir bien et être ici ailleurs.
 
    Je n'évoquerai que peu l'hôtel des Roches Noies. Ma grand mère remplaçait la concierge, le mois de septembre venu. Tous les ans. Petit, j'allais à sa recherche, quelque part dans les étages, elle faisait le ménage dans les appartements. J'en ai un souvenir démesuré. La cage -la cage !- d'ascenseur, immense colonne de métal noir. Un monstre Eiffelien, quand on a dix ans. Je n'ai toujours pas domestiqué cet immense enchevêtrement métallique et son immense cabine ventripotente qui rampait au milieu de monstrueux câbles bruyants, grinçants. Elle m'attirait de sa fascinante technologie animale. Je crois - je ne me rappelle plus- que je n'ai jamais osé m'y aventurer seul. Si j'y retournais... je ne le ferai pas. Je crains trop la présence inconsciente des peurs d'enfant. Et ce magnifique salon, avec ses immenses fauteuils de cuir marron, donnant, au travers d'immenses baies vitrées, sur l'immensité plate de mes jeux d'enfance : la mer, sans cesse recommencée et à jamais inaccessible, tels les souvenirs. J'avais dit que ferai court sur l'hôtel et je constate que je pourrai être intarissable. Intaris -sable.
 
    Dirais-je ma belle enfance dans le quartier paisible des HLM de la rue d'Aguesseau ? Mes copains cow-boys, mes copines indiennes. Mon ami aveugle, Jean Pierre, qui rêvait de devenir chauffeur de poids lourds. L'école de garçons de la rue Guillaume. Les concours de billes, les 4O1 coups. Les punitions, c'était souvent de faire plusieurs fois le tour de la cour. Et encore la plage, l'été. Tout un mois de mai, incompréhensible à douze ans à jouer sur la plage !L'odeur des journaux dans le sable.
    Dirais-je que mon père était pompier ? La caserne. Dans le casino. La fascination des immenses engins rouges dans la pénombre, des casques luisants alignés le long du mur.
   Dirais-je la poste, où travaillait ma mère ? Les cinémas. Les épiceries des petits quartiers.
   Dirais-je ces lieux qui n'existent plus. Remplacés. Oubliés. Et ce n'est pas plus mal, la nostalgie n'est pas un regret, mais une acceptation.
 
    La ville est un long fleuve tranquille. Je n'ai pas de mode d'emploi. Les guides me désarment. Le moindre étudiant en histoire de l'art vous en dira cent mille fois plus que moi. Moi , je dis que la ville n'existe pas. Que je l'ai inventée. Elle me plaît, me plaira toujours. N'a même plus besoin de me séduire.
 

 Fabrice, tu es passé à côté de la mairie, des pêcheurs, des maisons de pêcheurs, de l'hôpital, du vieux lavoir dans lequel tu étais tombé, de l'église, de la gare des cars, de... Eh ! je viens de dire que ne suis pas un guide, pas un écrivain, à peine un mec sur le tapis volant de mes mémoires. Ali Baba cool (le seules personnes capables de comprendre cette allusion ne liront jamais ces lignes). Et le cimetière où un jour je me suis assis. Il n'est pas très beau, pas très typique, orienté comme une vigne sur un coteau. Inextricable fouillis de vies qui ne se sont

probablement jamais connues, mais qui cohabitent. Si, de ce cimetière, on voit la mer, alors, attendez-moi, j'arrive. Et pour ma petite éternité, j'y étancherai mon intarissable nostalgie de ce qui est. Reste à élucider le mot, au début : "rituelle". Mais peut-être que j'en ai déjà trop dit... Et ne venez pas m'écrire votre texte... votre texte... Prenons rendez-vous. Et je ne vous expliquerai rien. C'est vous qui me raconterez. Dites-moi comment vous la ressentez, dites moi... dites moi... dites moi.... Mon questionnement est supérieur à mes certitudes. La mer...

 

 


Samedi 23 septembre 2006 6 23 /09 /Sep /2006 07:31
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" C'est MA rose", dit le Petit Prince.

En tout cas, Odile, quand elle vole, elle a une sacré belle vue !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

A la demande générale de mon araignée, de Saperlipopette et de moi-même, je remets la mouche sur le tapis et je me déguise en scarabée, tiens ! un bousier, rien que pour lui faire peur ! Et je la préviens : je suis capable de lui envoyer par avion tout plein de courriers de plus de trois pages ! Non mais, sans déc... Mais vous avez vu le cerveau d'une       choum vous ? Une lettre de trois pages, il lui faut une semaine pour la déchiffrer, avec mon écriture en pattes de mouche en plus... Donc, si  j'envoie deux courriers par semaine pendant, admettons dix ans, ça fait pas loin de mille, il lui faudrait vingt ans pour tout lire. C'est comme les étoiles qui brillent encore alors qu'elles sont déjà mortes : le jour où      Dieu m'aura justement repris, il lui restera encore quelques centaines de lettres de moi à décrypter !ça rend ouf ! En plus, je fais de (mauvais, je dois dire) dessins, des calligrammes, des jeux de mots, des conseils    idiots pour développer son cerveau, à la mouche. Elle qui en a si peu, elle ne va pas perdre son temps à essayer de développer un organe qui ne sert pas trop. Un grosse et belle crotte bien ronde de bousier, qui ressemble au Soleil, ça c'est un beau cadeau pour elle ! Et d'ailleurs, elle n'est pas près de comprendre ce genre de littérature un peu        désabusée, et peut-être même beaucoup. Crotte !                               

    Ce texte ne s'adresse donc pas à elle, ni à ses congénères. Bon. Bon. Bon. Au miel.....

    De retour de Thaïlande : Bangkok/Paris, les hôtesses aspergent        copieusement la cabine de l'avion d'insecticide avant le décollage. Elles ont chacune deux immenses bombes hyper impressionnantes, à faire      pâlir le moindre insecte armé. Et elles arrosent sec, heureusement,       juste après, elles amènent le whisky pour les non insectes... La              Thaïlande est un pays tropical bon marché, donc humide et chaud,       rempli de touristes plus éberlués par le rapport qualité/prix de leurs        souvenirs à la gomme que par la rapidité des moustiques locaux à venir boire dans leur tasse de thé froid, la nuit dans leur bungalow pas du tout climatisé. Depuis le tsunami, la clim a été installée dans la moindre      paillote. Ouf ! On respire. Et les araignées n'ont plus rien à bouffer. La malbouffe des araignées qui n'ont plus qu'à errer autour des cinés.       Pourquoi les cinés ?... Réfléchissez. je vous le dirai à la fin, si j'y           repense... Donc, je n'ai pas ramené une ailée Thaï. Le Baygon vert, au royaume de Siam, ça tue sans discrimination tous les parasites dans un avion de ligne. Atchoum, fermez le banc, repliez les transats.                 

    De retour de Finlande. Non, je dis une bêtise : c'est un pays froid, donc sans mouche. Circulez, y a rien à manger. Faudrait décongeler les merdes de chiens et de caribous. Les araignées vivent quelque part sous terre. C'est pas Baygon qui va faire fortune là-bas, croyez-moi !Et les mouches n'ont pas inventé le micro-ondes, ça se saurait. Bzzzzzzzzzzzzzzzzz;;;;;;;;;;;;;...........cling !!!!! Et hop, je ne vous dis que ça !!!! Imaginez un peu ! Mais avec le réchauffement climatique, les finnois auraient intérêt à anticiper. Les instits surtout. Ils sont pas habitués du tout à en avoir dans leur classe. Alors je vois déjà la tronche du Blog d'un instit, le jour de sa première bestiole ailée. Spielberg, viens filmer les microscopiques Gremlins qui vont dans les classes de Finlande !!!! E.T. à côté, c'est un extra-terrestre.(Didier, t'as encore dit une bêtise).

    Je pourrais citer un paquet de pays, une kyrielle, une palanquée, avec plein d'anecdotes sur les insectes et les arachnides (non,pas l'huile !)

    Mais le top, et ma mouche le sait, si sa mémoire a plus de reconnaissance que ses souvenirs (cela ne veut rien dire, mais tant pis !), en matière d'insectes en tout genre, c'est le Costa Rica. Mieux que les mouches faméliques d'Afrique et mieux encore que la super célébrissime mouche de "Il était une fois dans l'Ouest", mais je vous reparlerai de celle-là si vous n'êtes pas encore endormis, vers trois heures du matin... Oui, dans cette contrée assez lointaine, que même les avions ont du mal à y aller d'un seul coup, il ne faut pas ouvrir la bouche trop souvent, car vous risquez d'avaler un insecte, tellement il y en a. On devine pourquoi les élèves évitent de bailler en classe. Prenez-en de la graine (de tournesol) Quoiqu'il y en a qui sont tellement pauvres.... mais c'est un autre problème. Celui du -oxymoron- commerce équitable, je rigole. Si le commerce était équitable, le capitalisme         n'existerait pas et le libéralisme encore moins. Là, je m'adresse à mes anciens élèves de fac qui ont lu Ricardo ou Galbraith. Je vous rassure, je ne les ai pas lus, mais j'ai entendu parler. ... ... ....j'(en vois un qui ne suit pas au fond ... ... ... Karl Marx, non.... pas Lagerfeld.

     Tout ça, tout pendant qu'Odile, qui se balade sur l'écran de télé - Elle adore TF1 et Nâdya- n'en n'a vraiment rien à battre de mes élucubrations économico-philosophico-géographiques. Mais tout le monde est pareil, à savoir indifférent. Si je change de chaîne, elle va se barrer et tournicoter autour d'une ampoule, ou bien déchiqueter, à son échelle, ma tranche de jambon. Elle me perçoit, me perçoit-elle ? - comme une tranche de jambon géante, une réserve de nourriture à disposition, un truc qui change de place et qui tapote avec ses pattes sur un objet noir et brillant. A-t-elle seulement conscience de moi ? Je suis son supermarché

  J'ai oublié de citer Stuart Mill, que je n'ai pas lu non plus : l'utilitarisme. Et l'évêque Berkeley : l'univers est factice, n'existe pas. Ah ! Ces Anglais !!!!

 Arrivé à ce stade de mon texte, plus personne ne me suit. C'est comme Arte, vers deux heures du matin, quand ils émettent encore ! Un mouton...deux mouton...trois mouton...quatre mouton....Pas d"s" ça me réveillerait....cinq mouton...

     A propos de mouton. Tiens ! Une certaine espèce de mouche va pondre ses oeufs dans les yeux du mouton. Beaucoup de moutons en deviennent aveugles. Les larves évoluent dans l'oeil - à l'oeil- se nourrissant de ce bon liquide derrière le cristallin et même quand il n'y a plus rien à manger, du cristallin, lui-même, de la rétine, du nerf optique, du cerveau, jusqu'à éclosion. Je vous fais cadeau, encore une fois, de la description. Pauvre pauvre bête !!! Et bam, 50 mouches hésitantes sortent de son oeil tuméfié.!!!! Dont les neuf dixièmes vont se faire avaler par un oiseau dans la minute qui suit.

    Je vous l'avais dit, Arte à 2h du matin, c'est spécial ! Donc, je ne vous dirai pas que j'ai eu un enfant dans ma classe, un CP à l'époque, un fils d'agriculteur. Il côtoyait quotidiennement les ovins... Ce monde est une véritable connerie des fois, souvent.

 

     Voilà pourquoi les mouches, ça rend aveugle. C'est MA rose, dit le Petit Prince. Avait-il tort ?                                                                      

     Hé ! Saperlipopette, t'as tenu jusqu'au bout ce coup-ci . T'as vu,        je        suis un peu carrément foutraque. Pas besoin de Baygon, moi. Il m'a suffi d'un peu d'amour de quelques lettres : les drosophiles elles    s'en méfient comme des araignées. Et puis même, elles s'en foutent.    Toute la sagesse consiste à apprendre cela, à le retenir; A ne pas en  souffrir, c'est autre chose. Qui a dit qu'un sage ne souffrait pas ? C'est un effort de chaque instant. A apprendre que, parfois, plus vous aimez, plus vous vous crucifiez. Qui eut cru s'y fier ?

   Eh, dis-moi, Didier,avant de te       coucher, pourquoi les araignées se taillent-elles près des cinémas ?      Pour se faire une toile, pardi. Mais chut !!!! Les mouches n'ont aucun humour, surtout pas la mienne . Je dis ça, c'est pour la provoquer, c'est pas vrai!!!Ciao ! Qui vivra verra ! (Didier......!!!)


Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /Sep /2006 08:59
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