Une galerie de portraits de bébés cosplay par le photographe Malo.
Le site de Malo. (aller dans "séries")
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Performance de land art
Comme on fait d'éphémères dessins sur une plage, Sonja Hinrichsen déambule dans la neige immaculée en tourbillons, spirales et cercles dont on peut voir les photos sur son Flickr. Prenant un peu de hauteur la comparaison avec les crop circles ou les dessins de la Nazca est évidente. Au ras du sol, on ne voit rien. Ces signes ne deviennent lisibles qu'avec la hauteur d'une vue d'hélicoptère. Et c'est un ravissement.
Radieux !
Impression, soleil couchant. Bleu spiralaire, lune orangée, foisonnement des touches. Cette toile vibre, vibrillonne, étourdit. Des bleus glaciaires envahissent l'espace de leurs tourbillons. C'est une tempête stellaire, mais onctueuse et froide. Des oscelles jaunes encombrent cet océan, onze étoiles et la lune, si près. Et cet arbre comme une flamme noire, une ombre végétale parcourt la toile, menaçant le village, cyprès. L'œil n'a de cesse de circuler en cet éternel retour entremêlé de l'homme et du cosmos.
Redondance. Cette vidéo (ludique) joue avec les mouvements immobiles de la toile, en anamorphose. On se laisse prendre à cette "cover" qui ne fait qu'épaissir la mystérieuse attraction vers ce paysage intérieur, glacé et onirique.
Les murs ont des pixels
Vous êtes curieux ? Vous voulez une idée du making of ? Mais bien sûr. Quelques photos sur Flickr.
Les enfants de Basquiat, de Blu peinturlurent les murs, les animent en les colorisant. On se balade comme ça dans un environnement chatoyant, une sorte de revival pop art. Les petits enfants de Warhol sont des Nyan Cats. Des grands pinceaux en main, ils transforment un mur nu en décor de jeu vidéo. On détourne le regard et rien que ça, ce simple détournement du regard, c'est une performance d'artiste.
Installation en Corée du Sud de Choi Jeong Hwa. Un immeuble tout en portes, surprenant artefact urbain, abracadabrantesque tour naïve et sans doute vide. Lieu unique.
Les grandes villes s'organisent autour de gnomons architecturaux inutiles -une sorte de statuaire - qui, par leur étrangeté, vite banale et assimilée, en structure sa perception imaginaire. L'histoire est ce Petit Poucet qui parsème l'espace urbain de storytelling architectural. L'art contemporain en a pris le relais qui déstabilise le regard par ses hïatus, balafres, contrepoints et distorsions, mais qui, en contrepartie, individualise cet espace indécis et enchevêtré de l'urbanisme. L'architecture ne suffit pas a "humaniser" une ville. Il y faut de l'accidentel, un incessant travail de mise en scène, si on peut dire, qui délivre de l'oppressante homogénéité du pur utilitaire.
Une performance "artistique" (ha bon ?) du Chinois Kai Guo Kyang à Doha. On retiendra un énorme barouf qui a dû éloigner les corbeaux à des kilomètres et un bouquet final sous forme de nuagelets noirs très 2012, genre pré-apocalyptique. Les dits nuagelets sont gérés par ordinateur pour donner l'effet de "drops of ink splattered across the sky."
Tiens, cela me rappelle une balade à Manhattan où l'on voyait dans le ciel bleu de NY, de faux nuages en forme de lettres squattant le ciel pour former une pub ethérée et planante.
Et les nuages ? C'est si beau, les nuages. Dieu est un fumeur de Havanes....mais pas de pétards, non d'une pipe !
Apologie du fourmillement
260 heures pour réaliser cette masterpiece de "dots", points. Pointilleux et pointillisme. On comprend ce travail de fourmi, mais le comptage ? Comment est-il fait ?
Un très grand nombre n'est jamais ce qu'il croit être. Se glisse toujours une erreur de comptage, une bavure, un faux. Recompter ? Mais c'est trop vertigineux. Seule l'informatique nous a ouvert cet univers de la précision et on peut compter sur elle - cette inhumanité - pour être précise.
Nos concepts s'arrêtent aux chiffres, à quelques petits nombres. Ensuite, au-delà, même l'imagination ne se représente rien que par métaphores interposées. On ne s'imagine pas compter un million. Nous avons donc une idée de cette représentation, comme un vertige de l'illimité ou, pour ce cas, de l'ennui.
Point.
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