L'internet est une soif de reconnaissance, c'est un désert infini et peuplé, une agora sans murs, une cascade qui n'a pas de chute,
un jour sans fin, ni début. D'où les mémes, les récurences, les bouts de chocolat dans le cookie. Urlesque, un site phare (influent ?) compile dans cette
vidéo les fantômes viraux qui peuplent les médias sociaux et qu'on appelllera la culture geek, de celle qui partage et partage encore en gigogne des signes qui ne renvoient qu'à eux-mêmes. Mémes.
(wikipedia), éléments culturels reconnaissables. Beaucoup de ce qui existe dans cet univers, ne l'est que parce qu'il est décontextualisé,
fragmenté, minimalisé. Les mèmes sont autant de visages accrochés sur les murs d'un musée virtuel, une mémoire brouillonne et pourtant très codée faite de vidéogrammes récurrents.
C'est comme la voiture, mieux vaut piloter sobre. J'en connais dont l'ego explose quand ils sont ivres et qui canardent à
tout va dans leus commentaires. Ben oui, toute drogue laisse grandes ouvertes les portes de l'inconscient.
Quand on écrit, on fait place à ses états d'âme dans un cardre subtil de convenances. Quand on a bu, il n'y a plus que ça, des états d'âmes, tout
bruts. Quand on se réveille le lendemain, on se rend compte qu'on a dû essaimer tout un tas d'inepties sur Facebook ou Twitter. Le web 2.0 est intraitable pour ça : difficile d'effacer. C'est
gravé dans les 1 et les 0 d'un serveur inaccessible.
Donc, ce petit logiciel est bienvenu pour les bretteurs bourrés qui deviennent incontrôlables devant un clavier bien
inempéré. Un cadenas virtuel, en somme. Une protection contre vous-mêmes. C'est tout simple à faire : un petit parcours avec un doigt qui ne doit as sortir du rond.
Tout simple, et ça peut vous sauver la face, bouc !
J’ai été victime, sur ce blog et sur Scoopeo, d’attaques injurieuses proférées par de
bons pseudos. Toute personne avec un profil social ou un blog peut être victime de ces courageux anonymes. Les cas évoqués dans ce reportage sont plus graves encore, voire écœurants. Le web 2.0
est une place publique, mais aussi un dépotoir pollué de jacteurs venimeux, insultants. Il faut bien savoir que, quand on s’expose, le fiel haineux, raciste, méprisant peut se produire à tout
instant. La législation avance en aveugle sur ce nouveau créneau et il semble difficile de réagir, d’autant plus que cette engeance avance sous des pseudos. Courageux, mais pas
téméraires. Sur Scoopeo, pour évoquer mon expérience, j’ai été victime de commentaires ignominieux qui attaquaient ma personne. Je peux vous dire que, même si
c’est un commentaire sur mille, il vous atteint dans votre intégrité, le problème étant qu’il n’y a aucune réponse possible car le courageux donneur de leçons avance masqué.
Instant Search, c'est la simultanéité entre ce que vous écrivez et ce que vous chechez. La pensée fonctionne comme ça, du reste : la simultanéité entre ce que l'on
pense et ce qu'on dit. C'est comme la gravité en matière de physique : une pure absence de durée. Pas de temps, vu que c'est en même temps. D'où l'énigme de la chose. En fait, pour Google, c'est
un léger différé qu'une nano seconde, un déroulement microscopique, mais un déroulement.
Tout ça existe déjà non ? Aucune prévision là dedans si ce n'est la conjecture de voir la Suède remporter la Coupe du Monde. Quand à rendre l'environnement soft,
c'est déjà en cours depuis la nuit des temps et ce n'est jamais finalisé (de la coupe du monde). Plus 'est soft, plus la lourde peine de l'enfermement autiste nous guette. Plus on communique,
moin on est. Je communique, donc je ne suis pas. Elémentaire. Donc nos beaux outils de partage nous servent à artager une vision du futur qui est le présent hypostasié. Nous sommes omnubilés (ou
omnibullés) par l'extatique absence de support matériel. Nous sommes hypnotisés par la malléabilité fluidique du partage. Et c'est une drogue que d'évacuer ainsi le sujet en faveur de la
structure. Vous mourrez un jour, votre Facebook vous survivra et personne ne se rendra compte de rien. C'est soft.
La chose (au sens Kubrickien) arrive en France avec sa procession de critiques jobardes. L'iPad n'est pas un chef d'œuvre ergonomique. Son clavier tactile
nécessite de le poser et, quand on le pose, il perd son statut d'iPad. Contradictoire ça !
D'où le velcro comme appli extérieure. Ce qui rend notre ami virtuel interfacique entre son million d'applis et l'environnement immédiat. Au lieu d'avoir un
iPad par utilisation, le Velcro le rend nomade et maniable.
Révolutionaire, cet assemblage qui allie interface à double face.
Existe-t-il un socialisme de dictature ? Oh ! La belle question ! Au moment où on voit se profiler le dieu sauveur DSK qui pourrait sans doute devenir un
petit Chavez adulé par les temps qui courent. (Eh oui ! Crise oblige, notre taux d'acceptation est plus moutonnier).
Et on en connaît des socialistes dans l'âme qui ont commencé comme ça : un populisme' de bon aloi et qui, de fil en aiguille (aïe ! ça fait mal) sont devenus
de fieffés bouts en train du totalitarisme avec alibi.
Et Twitter dans tout ça ? Twitter bleu qui se décolore en rouge grâce à un tour de magie sociétal. Pensons-y : le web 2.0 est un espace de libertés qui porte
également en germe des silences assourdissants.
Twitter est une agora, une place d'opinions publiques. Veiller à ce qu'elle ne se décolore pas, insensiblement, ne vire pas du bleu au brun. Veiller à ce que
l'outil reste un forum vivant et multiple. (oh là là, je m'emporte !)
C'est aussi toute la différence avec Facebook qui est un système tribal dont l'horizon est d'organiser un apéro géant mondial sur les pelouses du bonheur
infantile et creux. La différence, en effet.
Twitter avec sa "veille" et son entremêlement de réseaux actifs est un bel outil de vigilance politique qu'il faut à tout prix préserver.
On commence par l'endroit. L'objet culte qui innove, la Mecque du progrès, ce vers quoi l'histoire tend. L'ultime interface entre vous et la toile. (Vu sur
ce blog)
On poursuit avec l'envers du décor. ce qui crispe, ce qui fâche : sa mauvaise tenue de route. Apple s'affirme en s'opposant ; s'instaure en norme en
rejetant. C'est la morgue du vainqueur, sûr de lui. En clair, tout fluide qu'il soit, l'iPad ne résiste pas au crash test de la navigation internet. En clair de clair : il ne lit pas le Flash qui
est sous jacent à pas mal de plates formes vidéo. (en plus de ne pas être multitâche (comme son maître ?), de ne pas accepter l'USB, de ne pas savoir ce qu'est une cam...
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