Le dernier titre de Sébastien Tellier est un croisement entre Moby et Christophe (les mots..bleus ?). Le clip pompeux et sulfuré monte au zénith du
second degré. Une pépite bleu astral. (Je pensais qu'il n'y avait que René Joly pour faire aussi grandiloquent)
The artists
Les chiens et les chats ne sont pas indifférents à la télé. Un jour, ma Mickette a regardé pendant un bon quart d'heure un CD sur la vie des bergers allemands. Alors, cette vidéo ne m'étonne pas plus que ça. Et que Smitty ne soit pas plus étonné que ça de voir des animaux parler ne m'étonne pas non plus. Il ne faut s'étonner de rien. Etonnant non ?
Le pied !
Univers en expansion
Allez sur One Hour Per Second en français. Combien de temps tiendrez-vous ?
Banque d'images exponentielle, gouffre sans fond happeur de vidéos, YouTube est un monstre qui avale goulûment un infini Nyan
Cat visuel. Cette mémoire informelle va-t-elle devenir un vaste dépotoir ingérable, un terrain vague sans structure ? Combien d'yeux pour modérer, classer, répertorier ?
Trier le vrai du faux, le bon grain de l'ivraie ?
Beaucoup de vidéos de YouTube sont non identifiables, ce sont des vignettes qui s'intègrent dans un réseau, des items orphelins
dont l 'accumulation présentée ici fait frissonner. On pense à une décharge à ciel ouvert dans laquelle les internautes viendraient, à l'instar des décharges géantes des grandes villes du
tiers monde, glaner de temps à autre quelque pépite parmi un galetas d'immondices inutilisables.
Un gazouillis visuel comme ces milliers de tweets archivés, seconde par seconde, ces millions de photos téléchargées sur Flickr,
ces milliards de status Facebook. Cette ruche bourdonnante qui enfle, enfle donne le tournis. C'est un méta-monde, un non lieu d'ubiquité, un miroir de miroirs peu rassurant, du coup.
Le bruit assourdissant de cet espace infiniment virtuel m'effraie.
L'empire du milieu.
Ce gars se fait son trip dans la neige.
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